L’univers littéraire s’est enrichi d’un ouvrage intitulé Gbè kpo do nukon- Tout est encore possible lancé, samedi 25 août dernier à Cotonou. Cet opuscule de vingt-cinq poèmes signé Lionel Yanick Montcho, a été présenté par Carmen Toudonou, en présence du parrain de l’auteur, Adadé Messan Folly-Bébé, chef du 13e arrondissement de Cotonou.

Gbè kpo do nukon-Tout est encore possible, c’est le titre du recueil de poèmes que vient de publier Lionel Yanick Montcho, une ode traduisant une note d’espérance et d’optimisme qui s’adresse à tous les vivants. 

Avec un peu de passion, un peu de conviction, on parvient toujours à ses objectifs, déclare le représentant du préfacier Anselme Pascal Aguéhoundé.
Pour le parrain de l’auteur, Adadé Messan Folly-Bébé, chef du 13e arrondissement de Cotonou, il n’est pas facile d’écrire. Ce faisant, l’on contribue au développement de la nation. Raison pour laquelle il a encouragé l’auteur et la jeune génération à ne pas baisser les bras comme le traduit si bien le titre de l’ouvrage qui stipule que tout est encore possible tant que l’on vit.
Carmen Toudonou, présidente du comité d’organisation de Miss littérature, s’est réjouie de présenter l’ouvrage structuré en trois parties. Elle relève quelques éléments de forme, notamment le titre en fon mais toute la suite en français, une œuvre qu’elle qualifie d’« ode à l’espoir ». Sur la première de couverture, elle relève le bleu qui symbolise la Vierge Marie, le vert traduisant l’espoir, la nature, en somme, une œuvre d’art, reconnaît-elle. Cette couverture illustre le contenu et pourrait offrir la certitude de croire en une espérance, retient-elle.
Elle présente ensuite des éléments de fond, à savoir les vingt-cinq poèmes de deux à quatre pages en vers pour la plupart rimés, de véritables odes à l’espoir. Morceaux choisis pêle-mêle : "Mon frère, tu peux", " Le malheureux", "Plaidoyer entre l’homme et Dieu", "La femme stérile", "Délivre nous du mal" et "Mon rêve". L’auteur, selon elle, peint un monde triste et désolé, abordant des thèmes comme l’infidélité, la mort.
Elle montre enfin dans la troisième partie des traits de biographie de l’auteur, qu’elle qualifie d’ancien futur prêtre, d’ancien séminariste, auteur de deux autres ouvrages. « A défaut d’être prêtre de Jésus-Christ, il s’intronise maître de la parole », qualifie Carmen Toudonou.
Pour l’auteur, les vingt-cinq textes symbolisent les noces d’argent d’un être cher à découvrir dans l’une des dédicaces, un cadeau pour le réconforter. Selon Lionel Yanick Montcho, « Nous avons tous été premiers par le mystère de la fécondation où il a été enseigné que c’est le spermatozoïde le plus habile qui arrive à féconder l’ovule ». Pour traduire que sur terre, tous les humains peuvent faire beaucoup de choses afin de gagner leurs vies. L’ouvrage sonne, selon l’auteur, comme une sorte de thérapie qu’il conseille vivement à une sœur découragée et ou à un frère qui se plaignent des problèmes de la vie. Il demande aux désespérés de s’en remettre à la vie de Sarah ou à l’histoire de la mère de Samuel dans la Bible. Il retient que « Dieu a toujours le dernier mot et lui seul peut nous délivrer de nos maux ».
La poésie de Lionel Yanick Montcho est aux antipodes de celles d’Aimé Césaire ou de Charles Baudelaire. Un choix motivé de l’auteur qui entend non seulement bien se faire comprendre, mais également élargir et intéresser son lectorat. Un style qu’apprécie bien Carmen Toudonou qui estime que la poésie est rythme, musicalité et émotion. Ce qui lui fait dire : « Si vous lisez un poème et que cela vous a communiqué de l’émotion, cela veut dire que le poète a bien fait son travail »?

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