L’association Mémoire d’Afrique a réédité, mardi 14 août, l’organisation de la « Nuit des contes » dans vingt-neuf communes. A Cotonou, le carrefour Sainte Cécile a abrité les manifestations. 

Des histoires à dormir debout, des contes et légendes africains et européens… Le menu de l’édition 2018 de la « Nuit des contes » organisée par l’association « Mémoires d’Afrique » était diversifié. Conteurs professionnels et amateurs, face à un public composé en majeure partie de jeunes gens ont, pendant des heures, raconté des histoires dont la finalité est de faire renaître dans les cœurs et les esprits le goût des contes à l’africaine tels que racontés jadis à la tombée de la nuit autour des personnes âgées.
« Les leçons de morale, les enseignements pour la bonne conduite et autres enseignements essentiels qu’on tirait de ces contes tendent à disparaître », diagnostique Raoul Atchaka, représentant national de l’association. Le combat de l’association, rappelle-t-il, c’est de faire en sorte que la tradition de l’oralité longtemps conservée par l’Afrique, vecteur de transmission de savoirs et de sagesses puissent retrouver sa place de choix.
Pour cette nuit de contes au carrefour Sainte Cécile à Cotonou, les élèves et étudiants ont effectué massivement le déplacement. Pour la plupart d’entre eux, c’est la première qu’ils se tiennent face à un conteur pour s’entendre dire des récits. Et cerise sur le gâteau, des conteurs togolais, canadiens et français ont agrémenté cette soirée inédite qui a eu lieu simultanément dans vingt-neuf communes sur l’ensemble du territoire national. La treizième édition de la « Nuit des contes » sera jumelée à la neuvième édition de la Journée du patrimoine immatériel.

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