Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a procédé, jeudi 14 juin dernier, à Cotonou au lancement du dialogue national d’échanges d’expériences et d’analyses sur les enjeux des frontières et du tourisme à l’ère de l’extrémisme violent dans les pays limitrophes. C’était l’occasion pour les acteurs, venus des institutions de la République, de la société civile et les partenaires techniques et financiers, d’engager des réflexions sur le lien entre les frontières, le tourisme et l’extrémisme violent.

Organisé par l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) en collaboration avec la Police républicaine et l’état-major général des armées, le dialogue national d’échanges d’expériences et d’analyses sur les enjeux des frontières et du tourisme à l’ère de l’extrémisme violent dans les pays limitrophes s’est déroulé jeudi dernier à Cotonou.
A l’ouverture des travaux, le directeur l’Abegief, Marcel Baglo, a mis en exergue le bien-fondé de cet atelier qui vise la sécurisation et le développement des espaces frontaliers pour la promotion du tourisme au Bénin. Pour lui, il est nécessaire d’investir pour prévenir l’extrémisme violent par la viabilisation des espaces frontaliers. « Les participants sont appelés à mieux appréhender le lien entre extrémisme violent, frontières et tourisme, afin de permettre une prise de conscience de la nécessité d’investir pour lutter contre ce phénomène», a-t-il déclaré. Il s’est réjoui de la qualité des personnalités présentes à ce séminaire, gage de meilleures recommandations au terme des travaux.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, estime que c’est l’occasion plus que jamais d’engager des réflexions sur la problématique de l’extrémisme violent surtout dans un contexte marqué par la montée de ce phénomène dans les pays limitrophes. Convaincu que la lutte contre l’extrémisme violent doit être globale, le ministre Sacca Lafia a invité les acteurs présents à ce dialogue à une synergie d’actions pour encourager le tourisme sécurisé au Bénin. « Nous devons trouver des solutions contre les bandes extrémistes qui détruisent les patrimoines culturels et touristiques dans nombreux pays du continent du fait de la non-sécurisation des espaces frontaliers qui sont des zones les plus pauvres, sensibles et exposées aux terroristes », a-t-il indiqué. Pour lui, cet atelier va aboutir à des recommandations qui constitueront un référentiel dans le monde entier pour favoriser non seulement des investissements dans ces espaces frontaliers mais aussi faire reculer le terrorisme et l’extrémisme religieux pour l’atteinte des objectifs du tourisme consignés dans le Programme d’action du gouvernement (2016-2021).

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1768 fois