D’inspiration féconde, la femme de lettres, Adélaïde Fassinou-Allagbada, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Un kilo de piments chez Zainab’s. C’est une nouvelle qui offre au lecteur des récits où se conjuguent harmonieusement humour, mélancolie, passion et mésaventure.

Brave femme, Maman Hônon (la mère des jumeaux) déborde de rêves mais aussi de soucis. Ses jérémiades sur la précarité de la vie, ses misères quotidiennes, son ambition d’offrir à sa dizaine d’enfants un avenir plus radieux, elle les impose à toute oreille. Dans le labyrinthe de ses nombreuses déceptions, elle n’envisage qu’un fil d’Ariane : immigrer pour Ouagadougou et y ouvrir un maquis pour faire fortune. Pour une destination, c’en est une ! La mère des jumeaux trouve dans son rêve burkinabé ce que la plupart des jeunes africains trouvent dans le rêve américain. "Maman Hônon", c’est le titre de la première histoire qui ouvre les lignes de la nouvelle promotion littéraire essai sorti des méninges d’Adélaïde Fassinou : Un kilo de piments chez Zainab’s. Une œuvre d’imagination faite de neuf histoires aux tons variés qui s’étendent sur 116 pages.Un enchaînement de récits d’inspiration réaliste, écrit dans un style qui se rapproche du lecteur et un registre à la portée de qui sait lire. Marquée par la concision, la proximité avec la réalité, les figures de style et une variété de tonalités…, chaque histoire présente les caractéristiques essentielles d’une nouvelle. Un kilo de piments chez Zainab’s, titre de l’ouvrage, est aussi l’histoire qui ferme les pages du recueil de nouvelles. L’auteure raconte ici une brûlante aventure au maquis Chez Zainab’s, où la troupe d’écrivains et de passionnés des lettres en séjour au Ghana a dégusté un repas made in Ghana, assaisonné d’une bonne dose de piment. Dans un registre courant et parfois familier, elle expose avec humour ce qu’un mets bien pimenté provoque dans l’organisme, la chaleur du moment et celle d’après-repas. 

Paru en avril 2018 aux éditions Cnpms, l’œuvre contient sept autres nouvelles les unes aussi intéressantes et réalistes que les autres, notamment "Pour cinq indignes mille francs", "Le veilleur de nuit devenu banquier", "Le rêve réalisé", "Juste une cuillerée de trop", "C’est bien toi ma mère", "L’indigène au pays de Mandela", "Qui a tué Madame de la boutique". L’auteure a dédicacé ce recueil à feue Winnie Mandela et à toutes les combattantes des causes justes à travers le monde.
Professeur certifié de lettres, Adélaïde Fassinou-Allagbada a déjà publié plus d’une douzaine d’ouvrages dans plusieurs genres littéraires dont le roman Modukpè le rêve brisé en 2000, Enfant d’autrui, fille de personne en 2003, le recueil de poésies Mes exils, mes amours en 2010, l’essai Ma vie entre parenthèses paru en 2016. Elle est l’actuelle secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’Unesco.

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