L’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) s'active poru la "réinvention" de la cité lacustre de Ganvié. Les populations ont contemplé les belles photographies prises par l’artiste camerounaise Angèle Etoundi Essamba, ce mardi 29 mai à Ganvié. C’est à travers une exposition dénommée « Femmes de l’eau » qui s’inscrit dans le cadre du projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié ».

« Femmes de l’eau », c’est la dénomination de l’exposition de photos et vidéo que présente l’Agence nationale de promotion des paatrimoines et de développement du tourisme (Anpt) à Ganvié. Il s’agit d’œuvres de l’artiste camerounaise Angèle Etoundi Essamba, retenues par l’Anpt dans la perspective de l’appropriation du projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié » par la communauté. Une phase de sensibilisation d’après José Pliya, directeur général de l’Anpt, pour qui il est impossible de faire le bonheur de la communauté contre la volonté de ses membres.
La mission d’Angèle Etoundi Essamba est de filmer et photographier Ganvié en état de transformation, donc un travail de mémoire avant, pendant et après la réinvention. « Il faut laisser une trace de ces grands travaux-là pour que la génération future se rend compte de ce qui a été fait sur votre belle cité », a laissé entendre José Pliya face aux autorités locales et à la population.
L’Anpt, opérateur du gouvernement sur l’ensemble des projets phares pour le tourisme, entend susciter l’adhésion de la communauté autour de la réinvention de leur cité qui passe par l’assainissement du lac, eau et électricité pour tous, le développement touristique…
Au vernissage de l’exposition « Femmes de l’eau », les élus locaux et communaux, les sages et les habitants n’ont pas voulu se faire conter l’événement. Des pirogues défilantes sur le lac se sont dirigées vers le lieu de l’exposition sous un temps relativement ensoleillé. Trente-sept photographies et une vidéo qui décrivent le potentiel des femmes dans le processus de changement social, de croissance humaine et de développement à Ganvié, sont sélectionnées pour cette exposition qui dure deux mois.
Angèle Etoundi Essamba est revenue sur cette initiative personnelle entamée depuis 2013. « Femmes de l’eau » aborde les problèmes liés au genre et à l’eau à Ganvié et au-delà, indique-t-elle. Les photographies mettent l’accent sur la force, la vitalité et l’autonomisation économique de ces femmes prises par l’artiste dans leur milieu et la place prépondérante qu’elles occupent dans la vie quotidienne de la cité. Le rêve de la photographe était de voir ces femmes rayonnantes et splendides qui travaillent à leur épanouissement. « Mère gardienne et transmettrice », « Mère porteuse, gardienne et transmettrice », « Main cueilleuse, main protectrice », « Majestueuse Diva de l’eau », « Marché flottant sur la Venise africaine », « Synergie de femmes dans la cueillette de la jacinthe d’eau »… sont quelques photos présentées à l’assistance visiblement satisfaite d’avoir pris part à l’exposition.
Grâce au projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié » au cours de la période 2017-2021, le gouvernement entend améliorer les conditions de vie des populations et créer des conditions favorables au développement du tourisme. Pour le compte de Ganvié, un arrondissement de la commune de Sô-Ava située à 22 kilomètres de Cotonou, dont la population avoisine 35 000 habitants le projet prévoit la construction d’un point de distribution d’eau potable pour 250 habitants, une maison médicale avec la mise en place d’un bateau médicalisé, un collège aux normes de 37 classes avec une capacité de 1200 élèves. Pour le tourisme, il est envisagé l’amélioration de l’hébergement avec plus de 300 lits à terme, la création de 190 emplois privés, la rénovation des habitats vétustes d’environ 2000 à 3000?

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