Initialement prévue pour se tenir du 3 au 10 mai au Golden Tulipe Hôtel de Cotonou et reportée par la suite pour changement de lieu, la grande exposition photographique sur la présidentielle au Bénin se tiendra finalement à partir du jeudi 10 mai prochain. ‘’Arrêt sur Images, une campagne présidentielle au Bénin’’, comme l’a confirmé son auteur, Erick Christian Ahounou, prend ses quartiers à l’hôtel Azalaï de Cotonou. A travers cette exposition dont le vernissage a lieu le jeudi 10 mai prochain, ce témoin privilégié du temps immortalise les grands faits ayant marqué les élections présidentielles dans son pays. De son objectif il a capté les temps forts de ces joutes électorales en vivant les périples et odyssées des différents candidats.

Allure de gentleman, Erick Christian Ahounou ne passe pas inaperçu. Imposant par sa taille il l’est également par son vécu. Presque trente ans qu’il s’est décidé à nourrir le regard de ses contemporains par le biais de sa passion. Promoteur d’une agence qui dédie l’essentiel de ses activités à la photographie de presse, l’homme s’est tôt lancé dans ce qui reste, à ses yeux, une passion et s’illustre comme un modèle pour ses pairs à la peine face aux effets du numérique. Établi depuis peu à Dakar où il exerce en qualité de free-lance, il s’est donné pour challenge de s’imposer dans une sphère où la concurrence est aussi rude. Si hier dans son pays, il n’éprouvait aucune gêne à vendre ses photos, la quête permanente de la qualité constitue un autre défi à relever pour exister et tirer son épingle du jeu au pays de la Téranga, véritable giron de la presse internationale. A 54 ans et père de deux enfants, l’irréductible chasseur d’images deux fois lauréat de Fujifilm African Press Photo Awards dans deux différentes catégories se plaît à donner une haute image de sa profession. Se forgeant une sacrée réputation et un respect sans pareil. Corrélativement à son métier de photojournaliste, Erick-Christian Sèdo Ahounou s’est orienté vers la photographie d’art marquant au passage son parcours par des œuvres hors-norme, suscitant émoi tant son audace bouscule une société plutôt puritaine. Son immersion dans l’univers du nu notamment l’immortalisation de ces callipyges et formes de nymphes vient couronner un travail dont la qualité ne laisse nul indifférent. Des photos en noir et blanc toutes brillantes d’éclat et assez expressives retiennent l’attention des amateurs et titillent l’orgueil des professionnels habitués au train-train. Presqu’un précurseur du nu dans son pays, il se fait son monde, s’attirant la sympathie des dames. Ces dernières n’hésitent plus aujourd’hui à poser devant sa caméra. Les habitudes semblent voler en éclats et même des hommes se plaisent à autoriser leurs compagnes pour des séances de shooting dont le dessein est de magnifier la beauté féminine et de briser le tabou autour de la nudité. L’exposition ‘’L’érotisme du regard’’ qui couronne cette démarche bat tous les records de visite aussi bien au Bénin, aux Pays-Bas, en France, en Finlande qu’en Allemagne. Observateur averti il jette également son dévolu sur des scènes de la vie. Des scarifications et tatouages au Bénin en passant par la vie des conducteurs de taxi-moto (zémidjan), il porte son regard sur son pays.

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