Invité par Hervé Borna, directeur de Hbmc, l’artiste plasticien franco-togolais, Yao Metsoko, a présenté pour la première fois, jeudi 22 mars dernier, une série de  tableaux à la résidence Maison Rouge à Cotonou, dans le cadre d’une exposition unique. A travers la collection « Trafficity », il fait revivre la vie quotidienne à la fois intemporelle et pittoresque des Zémidjans et des femmes, deux piliers de l’économie béninoise.

La magie des couleurs chatoyantes et des étoffes aux mille nuances, la beauté, le mouvement, les formes rebondies et généreuses…. C’est bien dans cet univers pittoresque  que le pinceau du Togolais Yao Metsoko a embarqué le public, ce jeudi 22 mars, à la résidence Maison Rouge à Cotonou. Cette exposition qui s’articule autour du thème « Trafficity » avait pour but de valoriser les femmes et les Zémidjans (taxi-motos) de Cotonou, la capitale économique du Bénin, une ville sans cesse en mouvement. C’est ainsi qu’à travers ses toiles, Yao Metsoko a conduit le public venu nombreux, dans le quotidien de la ville de Cotonou. Ce fut un voyage à travers une réalité  où se mêlent humour, originalité, absurdité et sensualité. Mais ce parcours décrit aussi les conditions difficiles de vie ordinaires.  

Pour l’artiste Yao Metskoto, qui a déjà visité Cotonou en 2015, nul ne peut se passer de l’aide de ces incontournables Zémidjans qui marquent de leur présence le trafic urbain de cette cité. L’artiste a voulu rendre hommage à ces hommes qui transportent à longueur de journée des hommes, des femmes, des familles entières et des marchandises et tout cela contribue à la bonne marche de l’économie surtout de nos marchés en Afrique. Quelques scènes familières nous interpellent comme le Zémidjan portant la lourde responsabilité de convoyer à bon port et avec sa seule moto, une famille entière répartie comme elle le peut devant le guidon et sur le siège arrière. Ou encore des matrones  aux formes généreuses cherchant leur équilibre, des vendeuses de pagnes ou de légumes avec leurs étalages débordants sur la tête.
« J’ai voulu restituer un travail qui tient compte de la culture locale et des valeurs qui sont les nôtres », a justifié l’artiste. Avec le sentiment d’avoir proposé quelque chose d’authentique au public, Hervé Borna explique les réelles motivations d’une telle initiative : « Yao est un artiste qui faisait partie de ma collection. Je lui ai proposé une exposition à Cotonou et c’est là que nous nous sommes dit qu’il fallait choisir un thème qui puisse toucher le plus grand nombre de Béninois. C’est ainsi que nous avons choisi ‘’Trafficity’’ qui prend en compte un pan de la vie quotidienne au Bénin », a-t-il déclaré. Avec l’objectif de promouvoir les artistes africains en général et les Béninois en particulier, Hervé Borna prend date avec les Béninois pour de futurs rendez-vous artistiques.

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