Parus aux Editions publiques africaines de Cotonou, Visa Plus et Pour une année poétique, sont deux ouvrages écrits par Monseigneur Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo. La cérémonie du lancement de ces deux livres s’est déroulée, ce jeudi 8 mars à la Librairie Notre-Dame de Cotonou.

Selon le professeur Adrien Huannou, qui a préfacé le recueil de nouvelles Visa Plus, ce livre a la particularité d’être écrit par un évêque. Pour lui, c’est rare sous les tropiques de voir un prélat commettre une œuvre littéraire profane sans se cacher derrière un pseudonyme. Cette œuvre est une source de connaissances qui va abreuver de nombreux béninois amoureux de la lecture, estime le préfacier.
A la présentation du premier recueil de onze nouvelles, VisaPlus qui comporte 164 pages et six chapitres, la sœur Anicette Quenum apprécie la démarche de l’auteur qui, à travers ce livre, soulève les questions actuelles de la société béninoise. Selon elle, le paratexte, les titres de chaque chapitre, le lexique et le style sont d’une simplicité qui facilite la compréhension des nouvelles. « De Hasard de l’Amour », première nouvelle à "Visa Plus", la dernière et éponyme, on remarque que la syntaxe du livre tient compte du langage courant donc du lecteur ordinaire », fait-elle remarquer.
Pour le professeur Raphaël Yèbou, le recueil de poèmes Pour une année poétique constitue un service que l’homme de Dieu vient de rendre à l’humanité. Ce livre contient cinquante-deux poèmes de méditation qui provient de l’attachement irrévocable de l’évêque à Dieu lui-même à travers l’Esprit-Saint. Pour lui, le prélat a fait jaillir de son cœur de pasteur ce qu’il a obtenu lui-même de Dieu. Il dit être sidéré, à la lecture de ce recueil écrit par un évêque.
Le Père Roger Sevoh, représentant l’archevêque de Cotonou, a remercié Mgr Aristide Gonsallo pour cette œuvre intellectuelle qui montre la vitalité de l’Eglise du Bénin.
C’est l’occasion pour Monseigneur Gonsallo de remercier tous ceux qui l’ont soutenu dans cette aventure littéraire. Selon lui, ces ouvrages sont les fruits de plusieurs années de travail. « C’est le fruit de mes inspirations, c’est le résultat du souffle de Dieu en moi », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est sa contribution à la littérature béninoise par ces temps où la jeunesse ne s’intéresse plus à la lecture. Monseigneur Aristide Gonsallo reste optimisme quant au retour des jeunes vers les connaissances livresques : « Je pense qu’il faut continuer à proposer de la matière jusqu’à ce que les jeunes retournent à la lecture », a-t-il suggéré?

 

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