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Dans le cadre de la célébration du Nouvel an chinois, le Centre culturel chinois de Cotonou (Ccc) a abrité samedi 25 février dernier, le vernissage de l’exposition intitulée « Dialogue ». Les œuvres présentées à l’occasion sont celles de quatre artistes plasticiens béninois à savoir Charly Djikou, Esther Bigo, Elon-m Tossou et Achille Zohoun. L’événement a connu la présence du directeur du Centre culturel chinois, Jun Wei, et de quelques acteurs culturels béninois, dont Ludovic Fadaïro.

Par le biais de soixante-dix œuvres d’artistes plasticiens béninois, l’exposition organisée de la célébration de l’année du chien, dans le cadre du Happy Cheneese new year, le directeur du Centre culturel chinois de Cotonou (Ccc), Jun Wei, a émis le vœu de voir les hommes promouvoir le dialogue, malgré leurs divergences. Ainsi, après avoir souhaité une bonne et heureuse année au public présent à l’exposition baptisée « Dialogue », il a indiqué à l’assistance que les artistes Charly Djikou, 

Esther Bigo, Elon-m Tossou et Achille Zohoun ont tous une relation étroite avec la Chine, pour avoir effectué des visites de travail dans ce pays.
Se disant satisfait des activités menées par ces artistes, le directeur du Ccc a fait part au public de son engagement à développer les relations bilatérales entre les deux pays, à travers la promotion de la culture. « Mon objectif cette année, c’est de voir les autres artistes béninois entrer au Ccc pour exposer leurs œuvres ; et pourquoi ne pas travailler avec des fans et des artistes chinois pour organiser une exposition conjointe », a souhaité Jun Wei, devant le parterre d’invités ayant pris d’assaut le centre, dans la soirée du samedi dernier, pour se délecter des tableaux exposés.
Charly Djikou, représentant des exposants, a exprimé la gratitude des artistes au directeur du Ccc pour sa bataille dans la promotion de l’art, de la culture et des sports béninois. « Notre rôle sur cette terre, c’est d’écrire l’histoire de tout un peuple. Merci de nous soutenir pour écrire notre histoire », a affirmé le sculpteur.
Le grand plasticien Ludovic Fadaïro, partenaire de l’événement, a abondé dans le même sens que le représentant des artistes à l’honneur. « L’artiste n’est pas seulement celui qui reste entre les quatre murs pour produire une œuvre, mais celui qui parvient à exposer son travail à un public pour la critique ; car c’est la critique extérieure qui fait de lui un artiste », a-t-il indiqué, pour exprimer sa reconnaissance à Jun Wei. Selon lui, le directeur du Centre culturel chinois fait des pieds et des mains pour revaloriser la chose culturelle et artistique béninoise.
S’agissant de l’exposition proprement dite, le public a eu droit à des séances de présentation et d’échanges avec chacun des quatre artistes. Charly Djikou, pour répondre à la thématique du dialogue définie par le centre, a réalisé une sculpture qu’il a baptisée « Awa Kpakpo » qui signifie en yoruba « Nous sommes ensemble ». Il s’agissait de la représentation de plusieurs têtes d’humains collées. En expliquant l’œuvre, il a déclaré que ce tableau est une invite pour les différents peuples à rester ensemble pour dialoguer, diriger le pays et contribuer au développement.
Esther Bigo, photographe, a présenté à l’assistance son œuvre dans laquelle on retrouve un lézard mâle posé sur la femelle. Elle a baptisé cette œuvre « Aï » un mot chinois signifiant « aimer ». A ses dires, la photo a été baptisée ainsi, car c’était un cri que la femelle aurait poussé surprise de l’attaque dont elle a été victime de la part du mâle. C’est aussi d’après elle, une expression propre à tout être humain tant après « une piqûre de moustique », qu’au cours de moments intimes.
Achille Zohoun et Elon-m Tossou se sont adonnés au même exercice que leurs prédécesseurs. L’événement s’est soldé par une partie de dégustation de mets chinois offerts par le Centre culturel chinois au public.

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