Hospice Bienvenu Hounyoton a lancé, samedi 9 décembre dernier à Cotonou, son ouvrage intitulé «Le vidomegonat». C’était en présence de parents et amis venus le soutenir pour l’œuvre scientifique qu’il met sur le marché.

«Le Vidomegonat, socialisation et protection de l’enfance au Bénin des origines à nos jours», ouvrage écrit par Hospice Bienvenu Hounyoton, a été officiellement mis sur le marché, samedi 9 décembre dernier à Cotonou.
A travers cette œuvre, l’auteur décrit et développe une vieille pratique sociale qui a permis à nombre de Béninois et d’Africains éduqués par des tuteurs qui ont fait d’eux ce qu’ils sont. Une ancienne pratique qu’il a eue l’occasion d’expliquer aux parents et invités qui ont fait le déplacement de l’Infosec où a eu lieu la cérémonie de lancement. Pour lui, dans la région méridionale du Bénin, cette manière d’éduquer les enfants selon les coutumes Adja, Tado, Yoruba et Nagot ,a permis à nombre de parents qui n’avaient pas du tout d’enfants ou qui n’en avaient que d’un seul sexe d’en disposer au nom d’une solidarité propre au Bénin et à l’Afrique. Ce qui procurait à la société un certain équilibre dans son évolution. L’auteur s’appuie sur la valeur qu’on doit attribuer aux enfants mis en vedette par Ayikpémi, Alokpon et Alèkpéhanhou dans leurs chansons.
C’est une pratique dévoyée pour donner naissance au phénomène déplorable de vidomègon qui a beaucoup plus droit de cité au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Nigeria qui ont respectivement eu besoin de main-d’œuvre pour les mines, les plantations de cacao et café et pour les vastes étendues de terres à valoriser.
Sous la dénomination Vidomegonat de la langue fon du Bénin méridional, se perpétue une pratique sociale séculaire qui consiste à placer un enfant en dehors de la famille de ses parents biologiques. Il y reçoit éducation et apprentissage de la vie.
L’auteur, socio-anthropologue de formation, a été présenté par le journaliste Tanguy Agoï comme un scientifique accompli qui permet de décloisonner et dépassionner le débat sur la dérive avec des analyses méthodiques et argumentées. L’œuvre de 500 pages a été conçue avec une reliure solide et est bien organisée et structurée, relève-t-il. Pour lui, l’auteur part d’une clarification notionnelle, forge un néologisme qui lui permet de présenter une institution sociale en vue de la socialisation et de l’éducation de l’enfant. Ainsi, soutient le présentateur, le vidomegonat permet d’éduquer l’enfant à la vie en veillant au respect de ses droits et de sa protection (voir pages 18, 147 et 148). De plus, explique-t-il, l’ouvrage présente plusieurs intérêts liés à l’actualité caractérisée par la vente d’hommes en Libye, à la rareté de productions sur le sujet et à la dimension sociologique et internationale de l’œuvre.
Pour le parrain de l’événement, Faustin Dahito, il convient de soutenir l’auteur qui propose un travail scientifique mettant à nu une problématique passée et actuelle. « L’enfant constitue une valeur », souligne le parrain qui a salué le courage de l’auteur qui fait montre d’une dextérité intellectuelle et scientifique.
L’auteur a rendu hommage à ses parents venus le soutenir. La vente à l’américaine qui a mis fin à la soirée de lancement a permis de vendre l’ouvrage à 1 100 000 francs F Cfa.

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