Placé sous le thème "faire progresser le développement de l'Afrique à travers les hommes, la technologie et l'innovation", la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad7) a connu son épilogue. Au terme de trois jours de concertations et de débats, les participants ont réitéré leur détermination à poursuivre le partenariat entre l'Afrique et le Japon, afin de renforcer le développement durable et consolider la paix et la stabilité sur le continent. C’est à travers une déclaration dite "Déclaration de Yokohama" sanctionnant les travaux de la Ticad qui s'est achevée vendredi dernier.

Plus de 4.500 participants. De hauts responsables japonais et africains, de la gouvernance publique comme du secteur privé. La Ticad 7 aura vécu !
Elle a permis de mettre en exergue le rôle d'un partenariat renforcé dans le développement des technologies et des innovations en Afrique. C’est, du moins, ce qui ressort de la Déclaration de Yokohama. Il y est souligné que la Ticad doit s’aligner sur la vision africaine telle qu’elle est clairement exprimée dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), ainsi que sur l’engagement pris au niveau mondial pour l’Agenda 2030 pour Objectif du Développement durable (Odd).
Compte tenu des concepts de développement durable et de sécurité humaine, ‘’la mise en œuvre de la Ticad devrait être guidée par les dynamiques et les priorités de développement de l’Afrique", retient le sommet. La déclaration de Yokohama a également salué les efforts déployés par l’UA et ses États membres pour renforcer l’intégration économique, à travers notamment l’entrée en vigueur récente de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui est susceptible de favoriser un commerce plus inclusif et plus durable, moins tributaire des fluctuations des prix des produits de base.
Le texte a aussi mis en exergue l'importance de la coopération entre le Japon et l'Afrique dans de nombreux secteurs, dont les infrastructures, les investissements du secteur privé, les innovations technologiques, en particulier dans le domaine de l'industrie, en plus de la diminution des impacts des changements climatiques et des risques des catastrophes, ainsi que le développement des ressources humaines. Une coopération bénéfique aux deux parties, en raison de l'expérience japonaise en matière de développement en Asie et de la dynamique économique récente en Afrique. L’importance du développement du secteur privé, de la transformation numérique, et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes pour la mise en œuvre des actions prioritaires de la Ticad 7, a été réitérée dans ladite déclaration qui salue à ce propos ‘’La participation active des sociétés privées du Japon et de l’Afrique à ce sommet’’. Une dynamique, admet le sommet, qui ‘’ constitue un élément essentiel du processus de la Ticad dans le sens du progrès".
Lancée par le Japon en 1993, la Ticad est une conférence internationale sur le développement de l’Afrique et qui est organisée à l’initiative du gouvernement japonais, conjointement avec les Nations unies, le Programme des Nations unies pour le développement, la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale.

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