Tête-à-tête exclusif entre le Japon et l’Afrique, les travaux de la 7e Conférence internationale sur le développement de l’Afrique de Tokyo(Ticad) se sont ouverts ce mercredi, avec plus de 4500 participants, y compris des présidents et chefs de gouvernement de pays africains.

Promouvoir des investissements de qualité et de développement des ressources humaines locales. Tel est le leitmotiv de la Ticad, qui se veut un espace international de concertation pour le développement du continent africain.Aussi, dans son allocution d'ouverture de la 7e édition, ce mercredi, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a-t-il mis en avant les différents projets concrétisés à travers le programme Ticad dans nombre de pays africains dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de la formation, des communications, de l'environnement et autres.Occasion pour Shinzo Abe de réitérer la disposition de l’empire du Soleil levant à poursuivre ses aides au profit de l'Afrique.
LaTicad 7 se tient à Yokohama au Japon dans un contexte marqué par la prise de conscience générale de la nécessité de passer de l’aide au développement à l’appui à l’investissement du secteur privé, en vue d’accélérer le développement de l’Afrique. Elle envisage de "Faire progresser le développement de l’Afrique en recourant aux peuples, à la technologie et à l’innovation", conformément au thème central retenu cette année.
Aussi, est-il inscrit, au menu des travaux des chefs d’Etat et des hauts dirigeants réunis, des échanges et des attaches sur le développement et les partenariats économiques. Il est question de la nécessité d'atteindre la diversification économique et l'industrialisation, en tant que "clé pour le développement durable en Afrique", outre "la façon de se diriger davantage vers l'agriculture et l'économie bleue".

Think tank

Faisant suite à la réunion des hauts fonctionnaires,tenue lundi 26 août dernier,et celle ministérielle du mardi 27 août, ce thème est examiné depuis l’ouverture du sommet, ce mercredi 28 août, à travers trois panels.Le premier porte sur ‘’Accélérer la transformation économique et améliorer le climat des affaires grâce à l’innovation et à la participation du secteur privé’’ ; le deuxième sur ‘’Promotion d’une société durable et résiliente’’ ; le troisième porte sur le ‘’Renforcement de la paix et la stabilité’’. Ces panels sont modulés par des sessions plénières.
Ainsi, outre le discours d’ordre général portant notamment sur le futur de la Ticad, les réflexions ont-elles été axées, mercredi 28 août, sur l’accélération de la transformation économique ainsi que sur l’amélioration du climat des affaires grâce à l’innovation et à la participation du secteur privé. Ce jeudi, elles porteront sur l’approfondissement d’une société durable et résiliente, le renforcement de la paix et de la stabilité. Quant aux sessions thématiques, elles sont relatives aux déclinaisons de ces sujets abordés en plénière. Notamment, les technologies nouvelles et l’innovation, l’économie bleue, le dialogue public-privé, l’agriculture, le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe, etc.

Question de développement

Une forte délégation du Bénin, conduite par le président de la République, Patrice Talon, prend part à cette 7e Ticad. En marge de la conférence, en plus des rencontres bilatérales du président Talon, la diplomatie béninoise s’illustre par une débauche d’énergie productive, selon les informations, faisant de la délégation béninoise l’une de celles qui s’illustrent le mieux?

Des retombées

Quand bien même il est difficile de faire la distinction dans chaque pays africain entre les réalisations effectuées dans le cadre de la coopération ordinaire de celles de la Ticad, en termes de réalisations concrètes de ce creuset, on peut citer le Programme "African Business Education for Youth" (Abe Initiative) lancé par le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, lors de la Ticad5 tenue à Yokohama au Japon, en juin 2015. Il s’agit d’une opportunité pour le jeune africain d'étudier un programme de Master dans une université japonaise en tant qu’étudiant international et de faire un stage en entreprise au Japon. Depuis sa mise en œuvre en 2014, environ 1200 jeunes africains de 54 pays ont été accueillis au Japon dont des bénéficiaires du Bénin.  Au total, les interventions japonaises au Bénin sous forme de projets s’élèvent à plusieurs centaines de milliards de francs fca et impactent positivement les conditions de vie des populations bénéficiaires.
Inaugurée en 1993 afin de promouvoir un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires dans le domaine du développement, la Ticad est devenue une conférence majeure co-organisée par le Japon, la Commission de l’Union africaine (Cua), les Nations Unies, le  Bureau du  Conseiller  spécial  pour  l’Afrique  des  Nations Unies (Un-Osaa), le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et la Banque mondiale. Chaque édition rassemble désormais les pays africains, les pays partenaires, les Organisations régionales et internationales, le  secteur privé et la Société civile.

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