En partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), le ministère de l’Economie numérique et de la Communication à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) a organisé, ce mardi 23 juillet à Cotonou, l’atelier sur l’universalité de l’internet au Bénin. A l’ouverture des travaux, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication,  Aurélie Adam Soulé Zoumarou a exposé les évolutions enregistrées dans le secteur du numérique au Bénin, avant de lancer l’atelier qui vise à apprécier les facteurs d’évolution de l’internet et vulgariser les innovations apportées par le gouvernement du président Patrice Talon.

Fruit de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon et des nombreuses réformes réalisées dans le secteur du numérique sous l’égide de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé
Zoumarou, l’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin  a été lancée, ce mardi 23 juillet, à Cotonou, lors de l’atelier sur l’universalité de l’internet.
Présent aux assises, professeur Alain Kiyindou de la chaire Unesco, pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement à l’Université de Bordeaux Montaigne est revenu sur le bien-fondé de cet atelier qui fait suite à l’autorisation en Conseil des ministres de la réalisation d’une étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin. Selon lui, cette étude est une première en Afrique et l’expérience béninoise servira de modèle pour d’autres pays qui seront invités par l’Unesco à suivre l’exemple du Bénin qui devient ainsi le pionnier en la matière.
 Pour lui, le choix est porté sur le Bénin du fait de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement et des nombreuses réformes opérées dans le secteur. « Quand il nous a été demandé de faire un choix, nous avons opté pour le Bénin car le pays a mis en place une politique ambitieuse dans le secteur du numérique sous la houlette de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou », a-t-il expliqué. Ainsi, le Bénin, à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), œuvre pour une universalité aboutie de l’internet au Bénin.  

L’état de l’internet à la loupe

Abondant dans le même sens, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou indique que cette activité a été initiée en pensant à tous les utilisateurs ou non de l’internet. C’est pourquoi elle a rendu hommage aux acteurs de l’écosystème du numérique, aux opérateurs privés et aux fournisseurs d’accès internet grâce à qui les populations bénéficient des services numériques : « Je voudrais ici rendre un salut bien mérité aux personnes grâce à qui nous avons le privilège d’utiliser l’internet, tous les membres de l'écosystème du numérique et du secteur privé qui nous fournissent les services numériques», a-t-elle déclaré.
Pour elle, c’est une chance d’avoir accès aux services numériques car tout le monde n’a pas cette possibilité.  Revenue de Kigali où elle a pris part à la dernière conférence annuelle de la Gsma,  la ministre Aurélie Soulé Adam Zoumarou  se réjouit des derniers indicateurs de l’évolution du secteur numérique sur le continent et au Bénin. « Cette année, l'adoption de l'internet mobile en Afrique subsaharienne est de 24% contre 47% dans le monde», a-t-elle indiqué.

Le Bénin évolue…

En ce qui concerne l’évolution sur l’indice de connectivité mobile de la Gsma, le score global du Bénin est passé de 34 à 39. Le Bénin a gagné 5 points et est le 2e pays dans la zone Afrique subsaharienne et 10e au plan mondial dont l’indice s’est amélioré entre 2017 et 2018. Une évolution due à la couverture de la population par le système 3G, qui est passée de 53% à 63%, à l’amélioration des engagements du Bénin en matière de cyber sécurité où le Bénin occupe le 8e rang sur le continent et grâce à de nombreuses autres réformes dans le secteur.   
En dépit de cette amélioration, la ministre pense que beaucoup d’efforts restent à faire pour une inclusion numérique forte car l'Afrique subsaharienne compte 40% de la population mondiale non couverte par un réseau mobile large. « Quand on sait que dans bon nombre de pays d’Afrique au sud du Sahara, l’accès à internet repose sur le mobile, alors on comprend la nécessité d’actions hardies par nos pays pour améliorer les taux aussi bien dans le secteur mobile que du fixe », a-t-elle expliqué. Se basant sur le rapport de l’Arcep qui indique que le taux de pénétration de l’internet mobile au Bénin est passé de 40% en 2017 à 48,02% en 2018, elle pense qu’il reste du chemin à faire malgré ces performances enregistrées en quelques années. A l’en croire, l’accès à internet et les usages y associés sont devenus des facteurs de croissance économique, de développement humain, d’inclusion sociale dans les pays africains et dans le monde.
 
Rendre l’internet  omniprésent et au service de tous

Selon la ministre Aurélie Soulé Adam Zoumarou, la conférence générale de l’Unesco, en adoptant le concept de l’universalité de l’internet en 2015 souhaite que l'Internet soit au service de tous. « L’universalité de l’internet en tant que concept capture ce qui est important au vu de l’ampleur croissante de l’internet dans les affaires humaines. Elle met en lumière les normes et les valeurs comportementales qui appuient cette tendance et fait ressortir la nécessité de renforcer ces valeurs », a-t-elle précisé. Cet atelier consacre le lancement de l'étude sur l'universalité de l’internet au Bénin dont l’objectif est de renseigner un certain nombre d’indicateurs afin d’apprécier les facteurs de l'évolution de l'Internet au Bénin.
C’est le lieu pour elle de lancer un appel aux autorités locales à participer aux efforts du gouvernement dans le secteur numérique. « Je profite de la présence des autorités communales ici pour lancer l’initiative ‘’Bénin Commune Connect’’, qui ambitionne d’impliquer davantage les élus à la base au développement du secteur », a-t-elle déclaré. Elle a aussi invité les acteurs de l’écosystème à accompagner cette initiative.
Avant la présentation globale du projet d’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin, Emile Kougbadi, directeur général de l’Absu-Cep a exposé les réalisations et projets de l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste pour un Bénin numérique. A l’en croire, d’importants efforts ont été consentis par le gouvernement qui fait du numérique un des leviers essentiels du développement du Bénin. Ces actions concernent la mise en place d’un cadre réglementaire et juridique propice au développement de l’économie numérique, le déploiement des infrastructures appropriées et la mise en place d’une stratégie d’accès de tous à l’internet par le biais du service universel.

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