Par Josué F. MEHOUENOU

Le Bénin en chantier se voit et se vit depuis plusieurs mois par les Béninois qui n’attendent que la fin pour jubiler et jouir des grands travaux initiés dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag). Mais en attendant, ce sont des investisseurs étrangers qui saluent l’engagement du pays à changer non seulement son visage, mais aussi son sort.

On serait laudateur de dire que dans le Bénin de 2019, tout coule comme l’eau de roche. Mais l’évidence, c’est que le pays connaît une amélioration de sa situation. Les villes, à défaut de changer de visage, laissent voir des chantiers qui ont poussé tels des champignons et qui drainent au quotidien de nombreux ouvriers, cœur à l’œuvre. Ce constat, tous les visiteurs qui arpentent les rues des grandes villes et même des villes secondaires du pays le font et certains s’en réjouissent, espérant comme les nationaux, que la fin de ces nombreux chantiers inaugure pour le pays une ère nouvelle.
Sauf que la lecture de la situation actuelle du Bénin n’est pas la même d’un profil à un autre.  Si les citoyens, de leur côté, voient des chantiers dont ils souhaitent la fin de tous leurs voeux, d’autres encore le voient sous un autre angle. C’est le cas par exemple des membres du réseau de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca). Ces investisseurs, banquiers, assureurs, réassureurs et courtiers qui ont pris une part active dans le reprofilage du portefeuille de la dette du Bénin ne sont pas seulement contents de voir ces chantiers prendre corps et se poursuivre. Présents au Bénin ces derniers jours pour des rencontres statutaires et pour l’inauguration du siège sous-régional de l’Aca à Cotonou, ils sont allés en fin de semaine dernière, rencontrer le président de la République pour lui dire de vive voix combien ils sont satisfaits du respect de la parole donnée dont fait montre le Bénin.
En effet, en allant bousculer les barons des finances pour les  aider à assurer la croissance du pays, les autorités béninoises ont gagé auprès de leurs vis-à-vis que les financements mobilisés serviront à financer les grands travaux contenus dans le Programme d’action du gouvernement. Heureux ont-ils donc été, une fois dans le pays, de constater ces travaux. Toby Heppel, directeur général de Rfib et Christopher Marks, directeur région Afrique du groupe japonais Mufg qui se sont fait les porte-parole de la délégation reçue en audience par le président Patrice Talon, le vendredi dernier, n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils ont salué à travers l’option des dirigeants béninois, un choix pour l’avenir. « La politique très progressiste » du président
Patrice Talon et sa vision sont tout autant appréciés. « C’est un investissement dont vous aurez les rendements pour l’avenir », laissent entendre ces barons de la haute finance. C’est sans doute la raison pour laquelle, ils se sont dits prêts à en faire encore plus pour le Bénin et à le pousser le plus loin possible dans ses ambitions pour le développement. De quoi faire la fierté du président Patrice Talon qui, comme à ses habitudes, saisissant la balle au bond, a exposé à ces investisseurs tous les secteurs dans lesquels ils peuvent s’engager et investir dans le pays.

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