Le tribunal de Cotonou, par la voix du procureur de la République, envisage des mesures coercitives contre l’ancien chef d’Etat, Boni Yayi. Cette décision n’est pas du goût des avocats de ce dernier. Ils ont apporté, au détour d’une conférence de presse, hier mardi 18 juin, à Cotonou, des clarifications, tout en appelant à la préservation de la paix au Bénin.

Ils ne sont pas restés en retrait des débats qui se mènent sur leur client. Les avocats de Boni Yayi ont réagi hier suite à la sortie du procureur de la République relative à des mesures coercitives à prendre contre l’ancien chef d’Etat. La mesure coercitive s’entend, selon Maître Kato Attita, comme diverses dispositions tendant à mettre sous contrôle judiciaire ou sous mandat d’amener, de dépôt et autres tout individu qui, délibérément, s’est soustrait à la justice. Or, de son entendement, l’ex-président ne s’est pas soustrait à la justice.
« Boni Yayi s’est expliqué et nous avons fourni la preuve de cette explication », a dit Me Kato Attita, soulignant qu’il est important de rétablir la vérité dans ce dossier. Il convient, selon l’avocat, de revoir les choses dans le sens de la préservation de la paix et de l’Etat de droit.
Envisager une mesure coercitive n’est pas une procédure banale, d’après Renaud Agbodjo qui rappelle également qu’il faille tenir au principe de la présomption d’innocence.
L’avocat de Boni Yayi rapporte que, selon son client, les conditions ne sont pas réunies pour qu’il soit écouté par le juge d’instruction.
« Notre travail s’arrête à interpeller pour que les gens fassent bien leur travail, notre travail s’arrête à inviter la justice à être équitable, égalitaire et indépendante. Puisque ce sont ces principes qui la gouvernent », a-t-il insisté.

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