Le 54e Conseil d’administration des gouverneurs de la Banque africaine de développement (Bad) et la 45e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement se tiendront au centre de conférence de Sipopo du 11 au 14 juin prochain à Malabo, en Guinée équatoriale. Cette annonce a été faite par le représentant résident de la Bad au Bénin, John E. C. Andrianarisata, lundi dernier, à Cotonou, au cours d’une séance d’échanges avec la presse.

« L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique », c’est le thème des Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement qui se déroulent du 11 au 14 juin prochain à Malabo en Guinée équatoriale. Un thème qui constitue l’un des cinq domaines d’intervention prioritaires de l’institution panafricaine de développement.
Principal bailleur de fonds du continent africain en matière d’infrastructures, la Banque africaine de développement, selon son représentant au Bénin John E. C. Andrianarisata, se concentre sur la connectivité régionale, en investissant dans les infrastructures telles que les routes, les lignes de transmission électrique, les pipelines et les réseaux de télécommunication. Elle s’investit également à élaborer et appliquer les politiques cohérentes pour une ouverture des frontières.
Pour John E. C. Andrianarisata, les Assemblées, qui réunissent quelque 3000 délégués et participants sont l’événement le plus important de l’année pour la banque. Elles représentent un forum de dialogue unique sur les questions clés du développement en Afrique pour les gouvernements, les entreprises, la Société civile, les universitaires et les médias du monde entier.
Les Assemblées annuelles 2019 donneront lieu à un dialogue de haut niveau entre présidents sur le renforcement de l’intégration économique en Afrique. Au programme également, le rapport de référence de la banque,
« Les perspectives économiques pour l’Afrique 2019 », publié en janvier dernier, fera l’objet d’une présentation.
Le représentant résident du groupe de la Bad au Bénin estime que les gouvernements africains et les communautés économiques régionales doivent coopérer afin de faciliter le transfert transfrontalier des biens, des services, des personnes, de l’argent et du savoir. L’Afrique, rappelle-t-il, a un produit intérieur brut (Pib) de plus de 3 400 milliards de dollars avec un milliard d’habitants. Un tel marché pourrait, selon lui, créer d’énormes opportunités pour les producteurs et les consommateurs du continent.
En effet, selon l’indice d’ouverture des visas de la Bad en 2018, seulement 25% des pays du continent n’exigent pas des Africains un visa pour voyager contre 22% en 2017 et 20% en 2016. Tandis que 51% des pays africains continuent d’imposer un visa aux ressortissants africains contre 54% en 2017 et 55% en 2016. En la matière, John E. C. Andrianarisata reconnait que le Bénin a connu une grande avancée sur le plan continental. Car, c’est le seul pays qui, en Afrique aujourd’hui, a supprimé le visa d’entrée sur son territoire à tout ressortissant africain.

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