Pour apprécier les conditions d’organisation et la régularité des élections législatives du 28 avril prochain, une mission d’observation de l’Union africaine séjourne au Bénin. Ladite mission est coordonnée par le directeur de l’Unité pour la Démocratie et l’Assistance électorale du département des Affaires politiques de la Commission de l’Union africaine, Guy Cyrille Tapoko.

« Ecouter et s’informer dans le but d’apprécier le caractère des élections législatives du 28 avril prochain ». C’est le mandat reçu par la délégation de l’Union africaine qui séjourne au
Bénin. Dépêchée par le président de la Commission de l’Union africaine (Cua) Moussa Faki Mahamat, « cette mission exécutera son mandat conformément aux dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, entrée en vigueur le 15 février 2012; de la Déclaration de l’Organisation de l’Union africaine (Oua/Ua) sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique (AHG/Decl.1 XXXVIII); des Directives de l’Union africaine pour les missions d’observation et de suivi des élections ainsi que la Constitution et les lois de la République du Bénin », renseigne la lettre de mission en date du lundi 22 avril. Il est donc clair que cette délégation de l’Union africaine effectuera sa mission en tenant compte non seulement des mécanismes internationaux sus-cités mais aussi de la Constitution et des lois en vigueur en République du Bénin. Pour l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés, la mission rencontrera toutes les parties prenantes au processus électoral, notamment les autorités politiques, administratives et judiciaires du pays, les institutions en charge des élections, les formations politiques ainsi que les Organisations de la société civile.
Il s’agit sans doute de la mission habituelle que l’Union africaine dépêche pour s’assurer de l’organisation apaisée des élections au sein des pays membres, comme ce fut le cas au Mali en 2018. Seulement, la Commission de l’Union africaine, au regard de la réputation du Bénin en matière de démocratie, semble se soucier du défaut de consensus qui caractérise les législatives prochaines. « La Conférence des forces vives de la Nation marque le début de l’ancrage de la démocratie au Bénin, qui depuis lors, bénéficie d’un statut de modèle en Afrique. Toutefois, les élections interviennent dans un contexte marqué par une rupture du consensus sur lequel repose la démocratie béninoise et auquel la Cour constitutionnelle a conféré une valeur constitutionnelle », peut-on lire dans la lettre de mission.
La délégation de l’Ua a donc la tâche d’apprécier in situ, la régularité de ces élections en prenant en compte les normes régionales et sans occulter la Constitution et les lois en vigueur au Bénin. Avant son départ du territoire béninois, la mission rendra compte de ses constats préliminaires et au terme du processus, elle publiera un rapport final détaillé sur le processus électoral au Bénin.

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