L’armée béninoise a réagi aux menaces djihadistes aux portes du pays en menant du 18 au 22 avril dernier une opération de grande envergure dans la zone frontalière avec le Burkina Faso, confronté à des attaques terroristes ces dernières années. De sérieuses prises ont été faites, selon l’état-major général des armées.

De nombreux suspects arrêtés et remis entre les mains de la Police républicaine. C’est le bilan de l’opération « Djidjoho », menée du 18 au 22 avril dernier par l’armée béninoise dans la zone frontalière avec le Burkina Faso, au nord-ouest du pays. Face aux menaces djihadistes contre son territoire du fait de son voisinage avec le pays des hommes intègres, le Bénin a réagi à travers son armée. Ainsi, près de mille soldats ont été déployés dans cette région soupçonnée d’abriter des djihadistes, selon des sources sécuritaires.
Cette opération de l’armée vise prioritairement à localiser et à neutraliser d’éventuelles forces hostiles tapies dans la région, à en croire le colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre. Une action concertée entre l’armée et les forces paramilitaires telles que la Police républicaine et la Douane et menée sur instructions du président de la République. L’objectif du gouvernement, à travers cette initiative qui participe au renforcement de la sécurité des zones frontalières de la partie septentrionale est d’empêcher par tous les moyens de présumés djihadistes d’agir sur le territoire béninois.
« Les présidents de la sous-région ont décidé de rendre la vie difficile aux éventuels groupes armés qui errent d'un pays à un autre. Le Bénin pour sa part a décidé de changer de modus operandi et de monter en puissance dans sa stratégie. Il s'agit de ratisser large en vue de nettoyer cette région. Nous restons proactifs pour faire face à d'éventuels groupes hostiles qui voudraient mettre en difficulté notre pays », a indiqué le colonel Fructueux Gbaguidi.
Traqués de toutes parts par l’armée burkinabè, les djihadistes auraient trouvé refuge dans les zones frontalières avec certains pays de la sous-région dont le Bénin qui entend donc se prémunir contre toute éventuelle présence suspecte.
Selon le colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre, l’opération conçue et préparée de longue date s’est essentiellement déroulée dans les parcs W et Penjari, et s’étend du département de l’Alibori à celui de l’Atacora. Elle s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent menées dans la sous-région et fait suite à l’opération
« Otapuanu », déclenchée le 8 mars dernier par les autorités militaires burkinabè pour sécuriser les régions est et centre-est du Burkina Faso, cible de plusieurs attaques terroristes ces dernières années.
A l’instar du Bénin, tous les pays sont en alerte maximale et ont pris aussi des mesures sécuritaires pour parer à toutes menaces terroristes à leurs frontières avec le Burkina Faso.

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