Dans le cadre de la campagne pour les prochaines législatives, les deux blocs politiques mettent tout en œuvre pour séduire les électeurs afin qu’ils fassent le " bon choix" le 28 avril prochain. Mais constate-t-on, une campagne bien discrète et parfois trop discrète, sans affichettes, ni mégaphones.

La campagne pour les législatives du 28 avril prochain dans la 23e circonscription électorale est bien discrète à Bohicon, Abomey, Djidja et Agbangnizoun. Pas de grands mouvements à travers les villes. Les places publiques et autres salles de réunion ne sont pas pour autant sollicitées. Les candidats des deux blocs en lice préfèrent la proximité. Alexis Yèhouéssou rencontré au siège de campagne du Bloc progressiste à Agbangnizoun, explique que face à la crise préélectorale, il n’était plus indiqué de s’exposer pour faire l’objet d’intimidation et de provocation. C’est donc pour cette raison, se défend-il, que les équipes de campagne vont au contact des électeurs où qu’ils se trouvent.
De Bohicon à Agbangnizoun en passant par Abomey, Lissèzoun et Djidja, l’ambiance est loin d’être celles des grands mouvements de campagne électorale. Tout ce week-end, l’effervescence politique était des plus discrètes. Les rencontres se sont déroulées en des lieux discrets tels que des domiciles de responsables politiques et autres. Toutefois l’Union progressiste a tenu une rencontre à la Maison des Jeunes de Djidja. Ici, l’équipe d’Alain Fortuné Nouatin, de Séraphin Agbahoungbata, du maire Théophile Dako, des anciens maires Placide Avimadjènon, Léopold Djodjo et autres, était face aux notables et têtes couronnées de Djidja. Le décor est frappant. La moindre affiche n’est visible dans la salle pour indiquer qu’il s’agit d’une réunion de campagne. C’est seulement grâce aux interventions des responsables qui invitent à voter pour le baobab que l’on se rend compte qu’il s’agit d’une rencontre de campagne.
Il en est de même à Abomey avec le maire Blaise Ahanhanzo Glèlè. Longtemps plongé dans un mutisme diversement interprété dans la cité historique, Blaise Ahanhanzo est sorti subrepticement, le samedi dernier, pour improviser une rencontre avec quelques Zémidjan de la ville. Une rencontre de 15 minutes sur le parvis de la Maison des jeunes où il a invité à voter pour la liste du Baobab sur laquelle se trouve Gildas Agonkan afin de donner la majorité au président de la République.
En somme, des rencontres spontanées et discrètes qui pourraient bien s’inscrire dans la logique d’une stratégie politique.

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