Un regain d’activité est observé au niveau de la coopération avec les institutions financières arabes, sous le leadership du chef de l’Etat. En témoigne, selon Dr Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, l’accélération des décaissements pour des projets initiés par le gouvernement.

« Notre coopération avec les institutions financières arabes se porte bien avec l’accélération des décaissements pour des projets existants ». C’est la conclusion que tire Dr Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, au lendemain des assemblées annuelles de la Banque islamique de développement tenues du 4 au 6 avril dernier à Marrakech au Maroc. Assises au cours desquelles a été actée la signature de l’accord de financement du projet d’appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, d’un montant de 40 millions de dollars Us, soit plus de 22 milliards de francs Cfa. A la faveur d’une rencontre avec la presse, samedi 20 avril dernier, il a souligné tout l’intérêt dont bénéficie le Bénin de la part des fonds arabes pour le financement de ses projets de développement. « Nous assistons à un regain d’activité des Fonds arabes dans notre pays en termes d’évaluation de nouveaux projets, d’approbation de financement et de signature d’accords de financement », note-t-il. Tout ceci du fait que « Le chef de l’Etat impulse une nouvelle dynamique à la coopération entre le Bénin et les Fonds arabes qui constituent des partenaires de choix pour le développement de notre pays », confie-t-il.
Le leadership du chef de l’Etat constitue un élément moteur de ce retour en grâce du Bénin sur le marché financier après une certaine léthargie observée au niveau de la coopération entre les différentes parties.
De nombreux projets financés

De cette dynamique il relève le décaissement de 2,5 milliards F Cfa de la part du Fonds saoudien de développement, au titre de la clôture du Projet de lutte contre l’érosion côtière, une autre enveloppe de 490 millions F Cfa pour le même projet et 1,7 milliard de francs Cfa pour le projet de microfinance aux plus démunis par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). A tout ceci, il faut ajouter le financement de l’hôpital de Savè par le Fonds saoudien de développement à hauteur de 5,4 milliards F Cfa et de l’Université agricole de Kétou à hauteur de 4,5 milliards de francs Cfa. Il soulignera par ailleurs la signature d’un accord de 13 milliards F Cfa au titre du bouclage du financement du projet de construction de la route Malanville - Kandi - Beroubouay par le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) et dont les travaux sont financés en partie par la Banque islamique de développement (Bid).
Il n’occultera pas non plus d’autres projets structurants dont le financement a été sollicité par le gouvernement et qui recevront sans doute des avis favorables de la part desdits partenaires.
Dr Zul Kifl Salami attribue cette confiance dont jouit le pays auprès des fonds arabes au leadership, à la vision et à la réactivité du président de la République. Par ses réformes, ce dernier, estime-t-il, a su créer un cadre législatif et un environnement attractif qui incitent à faire confiance aux dirigeants du pays. « Cette accélération des décaissements est un indicateur très significatif du renforcement de l’image du Bénin auprès de ces institutions », défend le chargé de mission du président de la République qui annonce l’arrivée au Bénin dans les tout prochains jours de plusieurs missions d’institutions financières arabes pour acter divers accords de prêts pour lesquels le gouvernement les a sollicités. « Nous sommes réellement sur la bonne voie et l’opinion publique doit pouvoir saluer ce leadership et cette méthode du chef de l’Etat conforme à la doctrine du développement. Le développement ne se fait pas en un jour. Il faut être méthodique et c’est ce que démontre le président de la République. Ce n’est pas une course de vitesse mais une course de fond. Il faut pouvoir poser les bases du développement pour impacter la vie des communautés », assure-t-il.

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