La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a procédé ce jeudi 14 mars, au lancement de l’atelier d’échanges sur la stratégie nationale de sécurité numérique à Cotonou. A l'occasion, elle a invité les participants à mener des réflexions en vue de renforcer la sécurité dans le cyberespace.

Les enjeux de la cybersécurité et son importance sont au cœur d'un l’atelier d’échanges sur la stratégie nationale de sécurité numérique, lancé ce jeudi 14 mars à Cotonou par la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou. A l'occasion, elle a salué la présence de l’Union internationale des Télécommunications (UIT) aux côtés du Bénin dans le cadre de ces assises. Selon la manager en chef du numérique au Bénin, la sécurité dans le cyberespace est primordiale, dans un contexte où la protection des identités, des données, des infrastructures et de la soudaineté est cruciale.
« Nous sommes dans une transformation numérique où il est nécessaire de bâtir la confiance numérique », a-t-elle insisté. Face aux menaces comme le vol des données personnelles, l’usurpation d’identité, l’atteinte à l’intégrité de l’information sur les personnes, il convient, selon la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, de renforcer la confiance numérique. « Mon souhait est que les réflexions se focalisent sur les voies et moyens pour bâtir la confiance numérique », a-t-elle indiqué.
A ce propos, elle rappelle quelques efforts du gouvernement béninois pour rester dans la dynamique de la révolution en la matière. La création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et la validation de ses textes en Conseil des ministres, le Code du numérique, la construction du data center, la mise en place des infrastructures à clés publiques et autres, constituent des pas de géant pour la sécurité dans le cyberespace.
Le représentant de l’Anssi-Bénin, Ouanilo Médégan Fagla, est revenu sur la transformation digitale de la société béninoise avec la mise en place d’une administration intelligente caractérisée par la dématérialisation progressive des services publics et privés. Selon lui, c’est pour faire face aux nouveaux défis du secteur du numérique que l’Anssi a été mise en place en vue de créer un environnement adéquat pour les ambitions économiques. L’Equipe nationale de réponse aux incidents, l’Exploitation de la National Public Key Infrastructures, le Laboratoire d’appui aux investigations et la National Cyber Range, sont autant de projets qui vont contribuer à renforcer la confiance numérique. A l’en croire, c’est une approche inclusive qui va déboucher sur cet idéal. Ainsi, tous les acteurs sont conviés à la protection des systèmes d’information de l’Etat, la participation à la lutte contre la cybercriminalité, la promotion de la confiance numérique, la sensibilisation et le renforcement des expertises.
L’expert de l’Union internationale des Télécommunications, Haythem El Mir, pour sa part, a insisté sur la nécessité de protéger les systèmes d’information contre les menaces et les attaques. Insiste-t-il, il faut la maitrise de la technologie et la capacité de protéger les données, pour faire face aux enjeux de la sécurité numérique.
« Les enjeux deviennent très considérables, mettant la technologie comme le socle pour le développement de l’économie numérique », a-t-il déclaré. Il affirme que les infrastructures informatiques deviennent essentielles pour la sûreté nationale, l’économie et même pour la paix sociale. C’est pourquoi, il apparaît nécessaire de définir une stratégie pour bâtir la confiance numérique et faire adhérer les usagers et les entreprises. « Si l’Etat a choisi la voie du développement technologique, il faudra alors assumer la responsabilité de maitriser la technologie et assurer sa sécurité», a-t-il conclu.

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