Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, le ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) a organisé, vendredi 8 mars dernier, dans le studio de la télévision BB24, un débat sur le leadership féminin dans le numérique. A cette occasion, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a convié les fournisseurs des services du numérique à favoriser l’accès des femmes à leurs produits en vue de la réduction de la fracture numérique de genre.

« Leadership féminin dans le numérique : que peut le numérique pour les femmes ?» C’est autour de cette problématique que la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a convié toutes les femmes de son ministère et celles des structures sous tutelle, vendredi 8 mars dernier, dans le studio de la télévision BB24 à Cotonou. A cette occasion, elle a invité les femmes à réfléchir en de pareilles circonstances sur les efforts faits pour leur épanouissement et non à se contenter des activités festives. « Il ne s’agira pas de nous dire bonne fête, mais de réfléchir sur ce qui est fait pour les femmes», a-t-elle déclaré. A l’en croire, les femmes sont confrontées à une fracture numérique et il faut travailler en vue de créer des produits et des services de communication à elles destinés. La ministre de l’Economie numérique se désole ainsi du manque de compétences féminines dans le domaine et prône la promotion du genre dans les structures sous sa tutelle. A la suite des interrogations de la ministre sur les produits et offres accessibles prioritairement aux femmes, le panel composé d’éminentes femmes du monde du numérique a tenté de répondre de bout en bout aux préoccupations de l’assistance et celles du modérateur.
Olive Francisco, collaboratrice de la Voix des consommateurs, reconnait l’importance du numérique pour la gent féminine. « Le numérique s’intègre à tous les secteurs et permet à la femme de s’affirmer » a-t-elle confié. A ce propos, elle propose des formations et des sensibilisations pour réduire le gap entre l’accès des femmes et des hommes au numérique. Pour Renée Placidia Biviga Mombo, directrice gestion du risque et de la conformité de Mtn, les opportunités du numérique sont énormes pour les femmes.
« Je pense qu’on peut créer des contenus et applications pour valoriser les femmes », a-t-elle indiqué. Pour elle, à travers des plateformes de formations pour les jeunes filles, on peut réduire la fracture numérique d’ici à là. Pour Opportune Quenum, directrice adjointe de cabinet du Menc, le ministère est dans cette logique et organise chaque année la journée des jeunes filles dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Pour Dolorès Chabi-Kao de la Fondation Etisalat Bénin, le numérique permet l’accès des femmes aux médias et à l’information, leur autonomie financière et leur organisation en réseaux à travers intranet. Pour sa part, Marlyse Bada, directrice commerciale de Isocel, pense qu’il faut prioriser les secteurs de la santé, de l’inclusion financière et des formations pour réduire la fracture numérique.

De la prise en compte des femmes

Le directeur général de l’Agence béninoise des services universels des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep), Emile Kougbadi, estime que tout ce qui est lié au genre doit être pris en compte dans les produits et offres pour favoriser l’accès des femmes au numérique. En témoigne la plateforme mise à la disposition du ministère de l’Agriculture par l’Absu-Cep pour permettre aux femmes rurales d’avoir accès aux prix des produits dans les marchés à travers des messages écrits et vocaux.
Suite aux propositions faites pour les différents panélistes et vu les opportunités qu’offre ce secteur aux femmes, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a convié les fournisseurs de services numériques et l’assistance à continuer la réflexion pour l’accessibilité des femmes aux services digitaux. Contrairement aux panélistes, elle pense que la segmentation portant sur le genre est d’actualité. Elle fait le plaidoyer pour que les acteurs du numérique puissent adapter leurs programmes aux besoins de la gent féminine. « Mon appel est de segmenter par rapport à la gent féminine en tenant compte des offres dans les secteurs de la santé, entrepreneuriat, agriculture et autres pour impacter le milieu. Faites-vous notre porte-parole», a-t-elle conclu.

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