L’ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula n’est plus libre de ses mouvements. Il séjourne depuis hier à la prison civile d’Akpro-Missérété. Il a été incarcéré dans l’affaire de morcellement et de bradage des réserves administratives sises au quartier Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou.

Une affaire qui l’a éclaboussé depuis quelques jours et l’a conduit devant l’ex Brigade économique et financière où il a été écouté lundi dernier et puis gardé à vue du mardi à hier mercredi après une seconde audition. Modeste Toboula a été ensuite présenté dans l’après-midi du mercredi 20 février, au parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. Le dossier a été examiné par le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon qui était entouré de ses deux substituts. Le collège des trois magistrats a décidé de mettre purement et simplement l’ex-préfet Modeste Toboula sous mandat de dépôt. Mais, l’ancien homme fort du département du Littoral n’est pas le seul à être jeté en prison pour le chef d’inculpation de bradage du domaine public. Huit autres personnes également citées dans le dossier dont le géomètre et les acquéreurs des parcelles querellées et appartenant à l’Etat sont aussi mises sous mandat de dépôt. Ils séjournent tous en prison sur décision du parquet spécial près la Criet qui a programmé leur audience pour le 8 avril prochain. La désolation était grande hier dans le rang de leurs avocats qui ont tenté en vain de les tirer d’affaire devant les trois magistrats.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

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