Le projet d’appui scientifique aux processus de plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna) a livré les résultats des études de vulnérabilité dans les secteurs de la santé, de l’agriculture et des ressources en eau. C’était hier, mercredi 20 février, à Cotonou au cours d’un atelier qui a regroupé les membres des groupes thématiques et du comité de suivi de l’ensemble des parties prenantes du projet.

Restituer et partager les résultats des études de vulnérabilité concernant la vulnérabilité actuelle et future des secteurs de la santé, de l’agriculture et des ressources en eau ; présenter les options d’adaptation préconisées pour chaque secteur dans le cadre de l’analyse des vulnérabilités; puis présenter les dernières étapes de la composante 2 du projet d’appui scientifique aux processus de plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna) dans son ensemble au Bénin. Ce sont les objectifs de l’atelier de restitution des résultats des études de vulnérabilité dans les trois secteurs, atelier qui a regroupé l’ensemble des parties prenantes.
Après avoir rappelé que les résultats préliminaires de ces études ont été présentés au cours d’un atelier intermédiaire à Bohicon en août 2018, la coordonnatrice scientifique de la composante 2 du Pas-Pna, Sarah d’Haen se réjouit de l’avancement des études et du travail en général qui a été réalisé. C’est pourquoi, elle a saisi l’occasion de l’atelier d’hier pour remercier tous les acteurs et surtout les personnes ressources qui ont travaillé depuis plusieurs mois à la mise en œuvre des études. Elle déclare avoir foi que ces résultats seront utiles aux politiques nationales. «Nous sommes sur la bonne voie pour que les autres étapes de ce processus voient le jour dans le temps fixé et que les résultats de ces études soient intégrés dans le processus Pna du Bénin afin de renforcer sa base scientifique. Puis, permettre une opérationnalisation réussie, préalable d’une résilience effective des communautés et plus largement du pays», souligne-t-elle.
Pour la chargée du projet, Nele Bünner, Pas-Pna fait partie intégrante des multiples initiatives de la coopération bénino-allemande pour appuyer l’adaptation aux changements climatiques. Ces programmes « verts » de la coopération, insiste-t-elle, trouve une belle résonance dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag). Elle cite en exemple le projet « Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire » dans 18 communes de l’Alibori, du Borgou, des Collines et du Zou.
Dans sa politique de climat, le Bénin, selon la chargée du Pas-Pna, a fait d’énormes progrès. C’est pourquoi, elle a salué ces efforts avant de témoigner sa reconnaissance aux experts et aux différents partenaires du projet qui durant ces derniers mois ont travaillé ardemment pour produire des résultats scientifiques, assez précieux pour le développement durable du pays.

Défi

Le représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Euloge Lima, point focal du Bénin pour la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a rappelé le démarrage du processus au Bénin avant d’applaudir le Pas-Pna.
Au nom du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Assane Séibou, directeur du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), a indiqué que la rencontre d’hier a une importance particulière. Car, elle témoigne une fois de plus de la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance en matière de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, en vue d’un renforcement de la résilience des populations. Du fait de leurs impacts aussi dévastateurs que coûteux, les changements climatiques, selon lui, sont devenus une préoccupation planétaire. Préoccupation qui mobilise désormais, ajoute-t-il, l’attention des techniciens et scientifiques, des décideurs politiques, des Organisations non gouvernementales, des partenaires techniques et financiers et autres acteurs.
Assane Séibou souligne que face à ce défi, le Bénin a engagé plusieurs actions se traduisant par l’élaboration de documents de référence et la mise en œuvre d’actions d’atténuation, d’adaptation, de renforcement de capacité et de facilitation de l’accès au financement. Le Pas-Pna, initié grâce à la coopération entre le Bénin et la République fédérale d’Allemagne, indique-t-il, vient, à travers sa deuxième composante, contribuer à produire des évidences scientifiques solides. Des évidences qui sous-tendront un plan de riposte efficace basée sur la vulnérabilité actuelle et future des systèmes humains et de production face aux changements climatiques.

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