L’information a fait le tour du Bénin, hier mercredi 20 février 2019, peu avant midi. Le tout puissant préfet du Littoral, Modeste Toboula, a été relevé de ses fonctions par le Conseil des ministres. Son éviction brutale n’a rien d’un jeu de chaises ordinaire. Emporté par une affaire dite d’opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1, son limogeage prouve une fois encore que la lutte contre l’impunité, sans parti pris, promise par le président Patrice Talon n’est pas un vain mot.

Modeste Toboula n’est plus le préfet du département du Littoral. L’intéressé a été éjecté. Selon le relevé du Conseil des ministres d’hier, mercredi 20 février 2019, il est soupçonné, avec plusieurs autres dont un géomètre, d’avoir mené des opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Modeste Toboula a été limogé et définitivement mis à la disposition de la justice après avoir passé la nuit du 19 au 20 février dernier dans les locaux de la Brigade économique et financière (Bef).
La lutte implacable contre l’impunité, érigée en règle d’or, sous le régime du président Patrice Talon est en bonne route.

Chose promise, chose due…

Le cas du désormais ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula, en est un exemple patent, d’autant plus qu’il vient de frapper dans son propre camp. Accusé à tort de mener une lutte sélective, le chef de l’Etat Patrice Talon prouve, une fois encore sa ferme volonté de combattre l’impunité, sans état d’âme, et sans coloration politique. Loin de faire un bilan, l’on peut déjà se réjouir des belles prouesses enregistrées ici et là, en matière de lutte contre l’impunité. « …Il faut laisser le temps au processus de ratisser large… », avait déclaré le président Patrice Talon sur l’émission « A cœur ouvert » diffusée le 31 juillet 2018 sur la Télévision nationale. C’est dire donc que le train de l’intolérance contre la corruption est toujours en marche, et que nul ne sait ni l’heure, ni le jour... Mais toujours est-il que l’épée de Damoclès plane sur toutes les têtes. D’ailleurs, Modeste Toboula n’est pas la seule autorité à avoir été débarquée de son poste dans cette affaire. Barnabé Dassigli aussi. Celui qui jusque-là était ministre de la Décentralisation, donc le patron de Modeste Toboula.

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