Un atelier sur l’appropriation et la capitalisation des bonnes pratiques en e-agriculture s’est ouvert à Cotonou ce mardi 29 janvier. L’objectif est d’impulser une nouvelle dynamique à l’agriculture béninoise à travers le numérique qui représente un pôle important de développement.

Le gouvernement, à travers son programme d'actions, veut assurer le développement économique grâce à une dynamisation des secteurs prioritaires et porteurs de croissance dont le numérique et l'agriculture. C'est dans ce cadre que se tient cet atelier pour poser les bases d'une agriculture compétitive à travers le numérique. Geoffroy Bonou, directeur général de l'Economie numérique et de la Poste, indique qu'il s'agit d'une meilleure option pour le développement économique. Il se dit rassuré de l'engagement de tous à contribuer à la réussite du secteur agricole et du secteur du numérique. Pour le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, le développement de cette technologie numérique et agricole ouvre le champ à de nombreux et nouveaux acteurs qui viennent bousculer les modèles existants. Gaston Dossouhoui précise que dans ce sens, les start-up des deux secteurs travaillent ardemment sur la collecte et l'exploitation des données pour optimiser la production au plan technique, environnemental et économique. Il explique que ces acteurs développent aussi des outils sur la pratique, susceptibles de modifier les organisations établies.
« Au-delà des enjeux de production, la question de la transparence dans les filières peut être en partie résolue par la transmission de données », se réjouit-il.
A l'en croire, le secteur agricole est un levier majeur pour le développement de l'économie béninoise par sa contribution au Pib et à la création d'emplois. Il fait savoir que c'est si important pour le Bénin d'aller vers cette révolution en ce sens qu'il aspire à une croissance forte, inclusive et durable, surtout dans un contexte marqué par la diversification des exportations. Pour lui, la diversification agricole ne peut se faire sans le développement des infrastructures, des logistiques, des innovations et de la biotechnologie. « Il faut alors la mise en place de mesures structurelles des modes de production et de consommation ». C'est fort de cela que le Bénin a sollicité l'appui de l'Union internationale des télécommunications (Uit) afin de s'approprier et de capitaliser les expériences des pays précurseurs en e-agriculture. Le représentant de l'Uit salue la volonté du Bénin à se lancer dans un programme si ambitieux pour l'amélioration du secteur agricole. Hani Eskandar reconnaît qu'il y a un potentiel énorme d'utiliser les technologies pour l'atteinte des Objectifs de développement durable, tout en réaffirmant la volonté de son institution à accompagner le Bénin.

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