Une fois encore, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a levé un coin de voile sur les projets asphaltage qui permettront à plusieurs grandes villes du Bénin de se révéler. Dans l’émission digitale ‘’Askgouv’’ de la présidence de la République de ce jeudi 15 novembre, José Didier Tonato a indiqué que les projets asphaltage qui ont commencé depuis quelques semaines, dureront entre 12 et 18 mois.

Les populations de plusieurs grandes villes du Bénin vont pouvoir circuler librement dans quelques mois. Les projets asphaltage qui vont donner un nouveau visage à ces villes ont démarré depuis quelques semaines et les entreprises en charge des travaux s’échinent sur le terrain pour concrétiser ce rêve du gouvernement. José Didier Tonato laisse entendre que les travaux ont commencé depuis et que les entreprises ont préalablement utilisé trois mois dont un de mobilisation et deux d’étude. Il fait savoir que les sites ont été officiellement remis aux entrepreneurs pour leur permettre de faire leurs essais géotechniques. Il précise que c’est ce qui a fait que dans certaines villes telles que Cotonou, Natitingou et Parakou, des banderoles rouges bordées de blanc ont été installées pour identifier les réseaux de la Soneb, de la Sbee, de Bénin Télécoms… à déplacer, pour éviter que les tuyaux et autres se retrouvant sous les chaussées soient endommagés. « L’ensemble des travaux durera entre 12 et 18 mois », projette-t-il, tout en notifiant que les avances sont payées à toutes les entreprises impliquées dans le projet et ce n’est que le résultat qui est attendu. José Didier Tonato clarifie que l’asphaltage n’est pas que du béton contrairement à ce que pensent certains qui parlent ‘’du déjà vu’’. « L’asphaltage vient du mot ‘’asphalte’’ qu’on utilise pour la construction des pistes d’atterrissage. C’est aussi du béton bitumineux. Dans bitumineux, on a ‘’bitume’’ qui signifie dans notre langage courant ‘’goudron’’. La spécificité du projet asphaltage, c’est de façade à façade», explique-t-il. Il poursuit que le projet englobe la chaussée, les trottoirs, les accotements pour un entretien facile. Et, c’est tout cela, à l’en croire, qui rentre dans le coût du km contrairement à ceux qui pensent que c’est du pavage simple. Il cite le mobilier urbain, les banquettes, l’éclairage solaire (sur les 200 km, soit plus de 11.000 lampadaires solaires à installer), les feux tricolores, les indications verticales, l’aménagement des espaces verts qui rentrent également en ligne de compte dans le projet. « Voilà pourquoi le projet asphaltage est pour nous le projet qui va modifier fondamentalement notre environnement, notre façon de vivre», affirme-t-il. La conséquence directe de cette réalisation à l’en croire, est la facilitation de la gestion des déchets dans les villes, le curage des caniveaux car il y aura désormais moins de sable ; ce qui va diminuer considérablement le poids des déchets.

Solution à l’inondation

José Didier Tonato fait savoir que c’est le projet d’assainissement fluvial de Cotonou qui va permettre de régler définitivement les problèmes d’inondation, surtout à Cotonou, à un coût très compétitif, selon ses explications. Plusieurs entreprises ont été déjà choisies à cet effet dont deux béninoises et une de la sous-région. Il précise que c’est le Bénin qui a totalement la main sur le contrôle technique à travers trois bureaux d’études techniques de renom pétries d’expériences pour permettre d’avoir un bon résultat. « Toutes les dispositions sont prises pour éviter des dérapages », rassure-t-il. José Didier Tonato, dans son développement explique que si l’ensemble du projet est lancé au même moment, les populations vont subir beaucoup de contraintes liées aux travaux. «C’est pour cette raison qu’on a choisi de travailler d’abord sur le tiers », clarifie-t-il et rassure de ce que le volet aménagement des déviations est aussi bien traité, pour éviter beaucoup de désagréments aux populations. Le ministre du Cadre de vie rappelle que c’est un financement du budget national pour rester collé au vœu du chef de l’Etat, qui a voulu donner un signal fort que le Bénin n’a pas besoin de tendre la main aux occidentaux avant de réaliser ses projets de développement. Il reconnait que les études ont certes duré deux ans, mais estime que c’est pour des résultats fiables et pour éviter les éléphants blancs dont le Bénin est coutumier.

Libération du domaine public

José Didier Tonato a apporté des explications sur l’utilité de la libération des domaines publics. A l’en croire, les espaces libérés relèvent essentiellement du domaine public, notamment les trottoirs. Il rappelle que pour des raisons de sécurité, les trottoirs sont destinés aux piétons et non aux étalages. Pour lui, le Bénin est le seul pays où, malgré les aménagements, des étalages continuent d’être exposés sur les trottoirs. « C’est de l’insécurité routière », affirme-t-il. Il ajoute que le projet asphaltage vient donc justifier la libération du domaine public et que si Cotonou doit faire une compétition avec les autres villes de la sous-région, il faut un minimum d’aménagement. L’occupation du domaine public est en réalité soumise à une autorisation et ne peut se faire que derrière le trottoir. « Nous devons travailler à avoir les indices de l’urbanité chez nous », incite-t-il. Plusieurs autres questions telles que la gestion des déchets et des ordures, le volet des sachets plastiques et biodégradables, le volet érosion côtière et aménagement des berges ont été également passées au peine fin?

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