Les cliniques et centres de santé exerçant illégalement à Bohicon et Abomey ont reçu, hier jeudi 25 octobre, la visite inopinée d’une délégation du préfet Firmin Kouton en collaboration avec les directions départementales de la Santé et de la Police républicaine. Cela aura permis aux responsables de procéder au contrôle d’autorisation d’exercice.

Sur sept centres de santé visités, quatre ont été fermés. Les uns pour défaut d’autorisation, les autres pour défaut de qualité du personnel. D’autres encore, pour les deux raisons. Cette descente de la délégation conduite par le préfet, Firmin Kouton et le directeur départemental de la Santé du Zou, Evariste Tokplonou, a pour but de procéder à la fermeture des cabinets de soins ou médicaux illégaux qui se sont installés à Abomey et Bohicon, en violation des dispositions en vigueur, et qui réglementent désormais le secteur et ceci, dans le cadre des réformes en cours.

A Abomey, la délégation s’est rendue, entre autres, à la clinique Ste Denise pour procéder à quelques vérifications. Ici, la clinique ne dispose pas d’autorisation pour vendre des produits pharmaceutiques encore moins pour installer un bloc opératoire. Mais tout ceci y existe bien que son autorisation ne lui en donne pas droit. Il en est de même à la clinique chez Dr Hans. Un médecin allemand résidant au Bénin depuis 40 ans et qui a ouvert une clinique à Abomey. Il dispose d’une autorisation d’exercice de la médecine en clientèle privée. Ce qui ne lui donne absolument pas le droit d’ouvrir une clinique et d’y vendre même des produits pharmaceutiques.
Partout où la délégation est passée, c’est le même scénario.
A en croire les autorités départementales, ce contrôle sera fréquent pour assurer la mise en œuvre des réformes en cours dans le secteur de la santé.Ces centres illégaux sont déjà répertoriés, donc bien connus des autorités sanitaires qui ont désormais pris la décision de procéder à leur fermeture.
Dans les centres visités et qui n’ont pas été fermés, les promoteurs ont été mis en demeure de respecter la nouvelle règlementation en vigueur, laquelle exige la reprise des autorisations d’ouverture d’une clinique ou centre de santé en clientèle privée.

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