Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.

Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général. 

Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.

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