Les présumés auteurs du braquage mortel perpétré sur le militaire Charles Zinsou Adjakotan à l’aube du mercredi 3 octobre dernier à Porto-Novo, ont été arrêtés. Au nombre de trois, ils sont actuellement aux mains de la Police républicaine, en attendant leur présentation à la justice.

Les présumés braqueurs du militaire Charles Zinsou Adjakotan qui n’a pu survivre au petit matin du mercredi 3 octobre dernier, aux environs de 6 heures au quartier de Tokpota dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo, n’ont pas couru longtemps. Ils ont été arrêtés par les éléments de la Police républicaine. Au nombre de trois, les présumés assassins du sergent en service à la direction de l’Organisation du personnel de l’Armée à Cotonou ont été retournés sur les lieux du crime dans l’après-midi de ce mercredi 17 octobre, pour la reconstitution des faits. Mais avant cette procédure qui s’est déroulée sans la presse, le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo, est revenu sur les circonstances du braquage. Selon lui, la victime a pris départ de sa maison pour le service quand il a été poursuivi par les malfrats armés de pistolet de fabrication artisanale qui l’ont froidement abattu par des tirs à bout portant à la gorge et au cou. A en croire Gaudens Sègbo, l’objectif des malfrats était de déposséder le soldat de sa moto de marque Haojoue de couleurs grise et noire. Ce qu’ils ont réussi à faire, tout en le laissant inanimé dans un bain de sang. Il a été retrouvé sur le de cujus la somme d’un million de francs Cfa. Lesquelles ont été fructueuses avec l’arrestation des trois suspects, se réjouit le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé. Ce cas s’ajoute aux autres dossiers de braquage ayant visé des hommes en uniforme de retour de service la nuit, ou en partance très tôt pour le service. « Certes, nous déplorons la mort de notre frère d’arme, mais l’aboutissement de l’enquête aura permis d’évacuer tant de supputations, mettant en cause des proches, ou encore faisant croire à des hypothèses de règlement de compte et autres », clarifie Gaudens Sègbo. Selon lui, les hors-la loi qui ont commis l’acte et qui ont été tous arrêtés, au regard des dépositions, ne connaissent pas la victime qui s’est retrouvée à un mauvais moment au mauvais endroit. Le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé rappelle qu’avant ce braquage, trois autres militaires et policiers républicains ont été eux aussi la cible des hors-là ces derniers temps. Ils s’en sont sortis avec des séquelles et des infirmités. Une quinzaine de présumés auteurs a été arrêtée pour tous ces cas et croupissent en prison, informe Gaudens Sègbo. Il rassure les populations, en cette veille des fêtes de fin d’année que le dispositif sécuritaire a été hautement réaménagé dans l’Ouémé pour permettre aux populations de fêter dans la quiétude et dans la paix. Le commissaire divisionnaire de Police dit avoir renforcé davantage la complicité entre la Police et les chefs de quartier ou de village et autres acteurs de la société pour un quadrillage des coins et recoins, par des patrouilles pédestres et motorisées. 

« Les malfrats ne peuvent pas nous défier. Nous sommes prêts à verser notre sang pour assurer la quiétude de la population et nous ne le verserons pas avant d’y parvenir», assure avec fermeté et détermination le commissaire du commissariat du cinquième arrondissement de Porto-Novo, Olou Olaniran. Ce dernier appelle la population à plus de collaboration avec les unités de Police pour la réussite de la lutte contre la criminalité à Porto-Novo en général et dans le cinquième arrondissement peuplé de cent mille âmes en particulier.

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