Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a tenu ce mercredi 10 octobre, la deuxième session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc) au titre de l’année 2018. Il a dénoncé, à l’ouverture des travaux, le bilan de la mandature actuelle de la décentralisation au niveau des communes de son département et invité les maires à une prise de conscience afin de sauver ce qui peut l’être pour le reste de leur mandat.

La deuxième session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc) de l’Ouémé au titre de l’année 2018 s’est tenue, ce mercredi 10 octobre, conformément à la loi sur la décentralisation. Elle a réuni surtout les maires des communes de l’Ouémé et leurs adjoints, des représentants de l’Union départementale des producteurs de l’Ouémé, de la Chambre consulaire départementale de l’Ouémé, de la Fédération départementale des parents d’élèves de l’Ouémé sans oublier les chefs de service de la préfecture de Porto-Novo et quelques directeurs départementaux. 

Ouvrant les travaux, le préfet de l’Ouémé n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer le bilan des conseils communaux après presque trois ans et demi d’exercice du pouvoir local pour le compte de la troisième mandature de l’ère de la décentralisation.
Selon Joachim Apithy, il n’y a pas d’actions concrètes de développement en faveur des contribuables pour leur donner des raisons d’espérer. L’autorité de tutelle en veut pour preuve les statistiques des résultats des différents audits diligentés pour apprécier la gestion des finances publiques au niveau des communes de son département. Ces audits, à en croire Joachim Apithy, ont conclu « une gouvernance locale approximative » malgré le dispositif annuel d’assistance-conseil mis en œuvre. Ce qui a obligé les autorités centrales en charge de la Décentralisation à instaurer une lettre de cadrage en vue de sauver encore ce qui peut l’être pour le reste du temps de la mandature. « Au lieu de travailler pour sortir les braves populations de nos communes, de la misère et de la paupérisation, certains conseils communaux ont passé tout le temps à se livrer à des intrigues de toute nature et de tout genre, ignorant ainsi la noble mission à eux confiée par les populations en privilégiant leurs intérêts personnels au détriment des intérêts de la communauté », dénonce le préfet de l’Ouémé. Il estime que l’heure est grave au regard des dérives observés sur le terrain. Joachim Apithy appelle tous à la responsabilité et au sens du devoir. Il invite surtout les maires à « une autopsie de conscience » et à mettre à profit le reste du temps de la mandature pour se racheter par le travail bien fait en vue de mériter la bénédiction d’un renouvellement éventuel de mandat.
Le préfet Joachim Apithy assure les conseils communaux de sa partition pour les accompagner à travers notamment de sa mission d’assistance-conseil afin de leur permettre de se mettre sur la voie de la bonne gouvernance. C’est pour cette raison qu’il a programmé et fait suivre hier aux participants plusieurs communications dont celles présentées par le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba qui prône la bonne gouvernance des communes de l’Ouémé à travers l’élaboration d’un budget participatif impliquant les populations d’une part ; et par les directeurs départementaux en charge de la Santé et de la Sécurité d’autre part, afin qu’à court et moyen terme les fruits puissent tenir la promesse des fleurs.

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