La minorité parlementaire a haussé le ton ce lundi 24 septembre à l’Assemblée nationale. Elle a dénoncé la lettre du ministre chargé de la Justice au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) aux fins de lui demander de se joindre au procureur général près la Cour d’appel de Cotonou pour prendre connaissance des décisions prises par l’Assemblée nationale par rapport aux dossiers de poursuites devant la Haute cour de Justice des anciens ministres Fatoumatou Amadou Djibril, Valentin Djénontin, Garba Yaya et Simplice Codjo Dossou.

Selon la déclaration lue à la presse hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, cette saisine viole la Constitution du 11 décembre 1990 en ce sens que la procédure en matière de poursuites devant la Haute cour de Justice est connue de tous. Le texte a été lu par le député Nourénou Atchadé qui crie à « l’instrumentalisation de la justice » et prend à témoin la communauté nationale et internationale. Le député de la 14e circonscription électorale était entouré de certains de ses collègues de l’opposition parlementaire dont Guy Mitokpè, Jean-Marie Allagbé, Amadou Issifou et René Bagoudou.
En fait, ceux-ci avaient voulu faire leur déclaration à la tribune de l’hémicycle à l’issue de la séance plénière de ce lundi 24 septembre. Mais ils n’ont pas été autorisés par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, président de céans. Pour ce dernier, la lecture de cette déclaration, à l’aune du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, n’est pas possible en raison du fait que la session extraordinaire est convoquée sur un ordre du jour bien précis. Il ne saurait y avoir mélange de genres. Le président de l’Assemblée nationale a clôturé la quatrième session extraordinaire après cette précision. Ce qui n’a pas été du goût de la minorité parlementaire qui a condamné avec des mots forts cet acte du président Adrien Houngbédji.

Th. C. N.

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