Le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Emmanuel Tiando, a relancé, une seconde fois, le président de l’Assemblée nationale aux fins de procéder au remplacement de feu Moïse Bossou, membre de la Céna.

La correspondance a été lue au début de la séance plénière de ce jeudi 6 septembre. Elle fait suite à la première qui avait été envoyée le 30 avril dernier. Elle a permis d’enclencher la procédure devant permettre de pourvoir à ce poste vacant. Le dossier avait été affecté à la Commission chargée des lois du Parlement qui devrait l’étudier et produire le rapport sur les modalités de remplacement de l’ex-enseignant-chercheur de droit constitutionnel à la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite. C’est à juste titre que le président Adrien Houngbédji a relancé, hier, le président de la Commission chargée des Lois pour faire diligence. Il a proposé à la plénière de saisir l’opportunité de la session extraordinaire qui s’ouvre lundi 10 septembre prochain pour vider ce dossier. Cette proposition a été acceptée par les députés surtout les signataires de la demande de convocation de la session extraordinaire. Ils ont décidé de joindre le dossier à l’unique point inscrit à l’ordre du jour, à savoir la désignation des membres de la Commission communale d’actualisation (Cca) dans le cadre du processus d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). La désignation du remplaçant de feu Moïse Bossou sera le second dossier au rôle de la prochaine session extraordinaire qui suivra celle en cours. 

Il faut rappeler que Moïse Bossou avait été désigné en 2014 par la majorité parlementaire d’alors pour siéger au sein de la Céna pour un mandat de sept ans. Il devrait revenir à la majorité parlementaire actuelle de procéder à son remplacement suivant le principe du parallélisme des formes. Et ce, en vertu des dispositions de l’article 21 du Code électoral qui prévoit qu’en cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la Céna, qu’il soit pourvu sans délai à son remplacement. Les regards sont désormais tournés vers la prochaine session extraordinaire de l’année 2018, la quatrième qui connaîtra du choix du cinquième et nouveau membre de la Céna.

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