Le projet de construction d’une centrale électrique de 120 mégawatts à Maria Gléta entre dans sa phase opérationnelle avec le déchargement et le transfert des moteurs sur le site. Ce mardi 4 septembre, le premier moteur d’environ 350 tonnes a été convoyé du port de Cotonou vers Maria Gléta sous haute sécurité et sous la supervision du ministre de l’Energie et de ses collaborateurs.

Tout se met progressivement en place pour concrétiser le projet de construction d’une centrale électrique de 120 mégawatts à Maria Gléta. Cette initiative du gouvernement, soucieux d’améliorer la fourniture de l’énergie électrique, entre dans sa phase opérationnelle.
Après le déchargement des équipements devant servir à la construction de cette centrale électrique au port de Cotonou il y a une semaine, le premier moteur est convoyé ce mardi 4 septembre sur le site à Maria Gléta. Au total, sept moteurs composant la centrale, à savoir deux transformateurs et cinq alternateurs seront convoyés dans un délai de quatorze jours.
Pour le premier convoyage, toutes les dispositions sécuritaires ont été prises afin d’assurer un transport sans difficulté d’un moteur de 350 tonnes sous un convoi exceptionnel de cinq heures d’horloge.
Émeric Koudagba, coordonnateur du projet, a assuré que l’entrepreneur a pris toutes les dispositions pour éviter tout désagrément. Il s’agit de moteurs à quatre temps de 18,9 mégawatts extrêmement fiables, selon les explications de Yoann Tastu, directeur de projet à la société Bwsc. Pour ce transport sensible, des coupures momentanées de cinq minutes chaque fois sont indispensables pour convoyer les équipements sans induction électro-magnétique à l’intérieur des moteurs afin de ne pas leur occasionner de dommages, à en croire Emeric Koudagba.
Le ministre Jean Claude Houssou, se félicitant de la dynamique, indique que les instructions du chef de l’Etat sont respectées à la lettre. Car le président de la République, précise-t-il, accorde une priorité au secteur de l’énergie. C’est la raison pour laquelle il met tout en œuvre pour que les coupures électriques au Bénin se conjuguent au passé. Ce programme, rassure le ministre de l’Energie, fait appel à des technologies de dernière génération. Aussi, le projet prévu pour durer dix-huit mois doit-il se réaliser suivant le délai imparti, renseigne le ministre Jean Claude Houssou. Au regard du taux d’exécution physique actuellement de 52%, le projet pourrait finir avant le délai indiqué, rassure-t-il. « Qu’on soit tailleur, menuisier, soudeur, couturier, l’énergie électrique est indispensable pour les activités quotidiennes en quantité, en qualité et à l’heure quand on en a besoin. La dynamique est bonne. Il y a toutes les raisons d’être optimiste que le Bénin est désormais sur une voie historique pour que toutes les souffrances que rencontrent les concitoyens pendant des décennies soient conjuguées au passé », a déclaré Jean Claude Houssou.

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