Le Conseil des ministres de ce mercredi 29 août a décidé de généraliser l’installation de systèmes sommaires de gestion automatisée sur l’ensemble des postes de péage/pesage. La décision fait suite à une phase pilote concluante qui a par ailleurs révélé de nombreuses irrégularités.

« Les postes de péage/pesage ont été pendant plusieurs années des endroits où personne n’était vraiment en mesure de certifier si les recettes indiquées étaient vraiment celles perçues ». Cette situation, révélée hier par le ministre Oswald Homéky au cours du traditionnel point de presse présentant les conclusions du Conseil des ministres, a obligé le gouvernement à prendre la décision de moderniser et d’automatiser le système de fonctionnement des postes de péage/pesage et de généraliser cette automatisation du système sur l’ensemble des postes. Cela, révèle le ministre, après une phase pilote « qui a permis de constater que nous sommes passés du simple au double en termes de niveau de recettes ».

Un diagnostic a montré que le mode manuel de gestion des postes est la principale cause de la contre-performance relevée, car il ne permet pas d’appréhender l’exhaustivité du trafic, pas plus que l’intégralité des recettes. Le gouvernement a donc décidé d’optimiser et de sécuriser les recettes générées par ceux déjà sous la responsabilité du Fonds routier en attendant l’aboutissement du projet de réhabilitation et de modernisation des postes de péage et de pesage du réseau routier national. Des actions ont donc été engagées pour identifier des spécialistes en systèmes de gestion automatisée.
Cela permet, à en croire le ministre, de « savoir combien de véhicules sont passés et surtout quelles sont les recettes». Désormais, même à distance, «On peut savoir combien chaque agent a collecté et cela n’a rien à avoir avec l’augmentation des recettes qui a été faite récemment et qui n’est qu’un réajustement», nuance-t-il. Cette décision s’accompagne par ailleurs d’une systématisation du paiement. «Désormais, tout le monde, y compris les députés et les ministres paient le droit de passage au péage », a expliqué le ministre.
Une telle réforme permet de tourner la page des pertes énormes que subissait l’Etat et permettra de sécuriser davantage les recettes issues des péages pour les exploiter au profit du développement.

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