Les députés ont autorisé, ce mardi 28 août, le gouvernement à ratifier trois accords de financement d’un montant total de 73 025 017 410 F Cfa dont deux estimés à 65 025 017 410 F Cfa pour la réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey: section Béroubouay - Malanville longue de 169,4 km, et les 8 milliards F Cfa restants pour le Projet régional d’amélioration des Systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III).

Deux dossiers d’autorisation de ratification d’accord de prêt ont été adoptés à l’unanimité des députés, ce mardi 28 août à l’Assemblée nationale. Le premier dossier est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Cotonou, le 11 juin 2018, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du 

Projet régional d’amélioration des Systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III). Le montant de l’accord est de 8 milliards F Cfa.
Le second dossier concerne le projet de loi portant autorisation de ratification des accords-cadres de pré-mise en œuvre et de mise en œuvre, signé le 3 avril 2018, entre la République du Bénin et la Banque islamique de développement (Bid) dans le cadre du financement du projet de réhabilitation du corridor Cotonou-Niamey : section Béroubouay - Malanville longue de 169,4 km.
Les deux accords-cadres de la Bid font un montant cumulé de 65 025 017 410 F Cfa sur un coût total hors-taxes et hors-douane du projet estimé à
78 209 753 110 F Cfa. Le reste du financement du projet, c’est-à-dire les 13 184 735 700 F Cfa est à la charge du Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) dont la ratification est prévue pour sous peu.
Le financement obtenu de la Bid dont la ratification a été autorisée hier par les députés est assorti de certaines conditions.
L’accord-cadre de pré-mise en œuvre, d’un montant de
3 870 146 300 F Cfa, est conclu pour une durée de remboursement de 20 ans dont 4 ans de différés en capital. La marge bénéficiaire est de 1,8% l’an sur le montant décaissé l’an et non encore remboursé.
Pour ce qui est de l’accord-cadre de mise en œuvre estimé à un montant de 61 154 871 110 F Cfa, il est assorti d’une durée de remboursement de 20 ans dont 3 ans de différé en capital. Le taux d’intérêt est de 1,8 % l’an sur le montant décaissé l’an et non encore remboursé. Ce qui permet de dégager un élément don moyen des deux accords-cadres de 29,6 %. La périodicité de remboursement de chacun des deux financements est la semestrialité.

Cris de cœur parlementaires

Les travaux seront réalisés par allotissement. Le lot 1, d’une durée de 36 mois, concerne le tronçon Béroubouay - fleuve Goubafari soit 148,6 km constitué essentiellement de travaux de revêtement, d’assainissement et de drainage, de signalisation et d’éclairage ainsi que d’équipement de sécurité routière à la charge de la la Bid. Il est prévu par ailleurs l’aménagement de 65 km de piste en terre; la construction de 15 salles de classe, la construction de 2 centres de santé ; la construction de 8 marchés ; la réalisation de 10 forages ; la réalisation de 5 retenues d’eau, la construction de 52 latrines et la construction de 4800 ml de clôture de bâtiments administratifs et scolaires.
Le lot 2 d’une durée de 20 mois se rapporte au tronçon fleuve
Goubafari -Malanville long de 20,8 km à la charge du fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid). La signature de cet accord de prêt interviendra incessamment, informe le président de la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale, Raphaël Akotègnon qui a présenté les deux accords-cadres adoptés hier par les députés. Selon lui, le projet de réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey : section Béroubouay -
Malanville s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du quatrième axe stratégique du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise à faire des infrastructures de transport un levier important pour soutenir la croissance économique et faciliter le développement des exportations.
L’objectif visé par le projet est de promouvoir l’intégration régionale et d’accroître les échanges commerciaux entre le Bénin et les pays voisins, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Nigeria, à travers l’amélioration des conditions du transport sur ce corridor international. Lequel objectif a été vanté par tous les députés intervenus au cours du débat général dont Parfait Houangni, André Okounlola Biaou et Benoît Dègla. Ils ont tous reconnu que le gouvernement fait beaucoup d’efforts dans le sens de l’amélioration du réseau routier national. Selon eux, cette autorisation de ratification de deux accords de financement vient renforcer les nombreux chantiers de bitumage et d’asphaltage en cours dans plusieurs régions du pays. Tout en reconnaissant que tout le Bénin surtout le Nord-Bénin est en chantier, les députés Benoît Dègla et André Okounlola Biaou relèvent que le centre-Bénin semble être marginalisé. Ils plaident pour une répartition équitable des projets routiers pour permettre un désenclavement total du pays. Les cas de l’axe Kilibo-Ouèssè, Glazoué-Ouèdèmè-Aklamkpa et Oké Owo-Savè aujourd’hui impraticables avec impossibilité pour les paysans d’écouler leurs produits vivriers, ont été cités en exemple par les deux députés qui disent porter les cris de cœur de ces populations.
Présent à la séance plénière, le ministre chargé des Infrastructures a rassuré les deux députés. Alassane Séïdou a expliqué que toutes les routes évoquées ont été recensées par son ministère. Elles font partie des axes priorisés dans le cadre des travaux d’entretien routier devant démarrer très bientôt sous le financement du Fonds routier?
Une Convention internationale approuvée

Les députés ont également examiné et adopté, à la faveur de leur séance plénière de ce mardi 21 août, le projet de loi portant autorisation de ratification du Protocole facultatif à la Convention à l’égard des femmes, adoptée à New York aux Etats-Unis d’Amérique, le 2 octobre 1999. Ce dossier a été approuvé à l’unanimité des parlementaires présents ou représentés, tout comme d’ailleurs les deux autres sur lesquels ils se sont penchés hier au titre des travaux de la troisième session extraordinaire de l’année 2018.
Th. C. N.

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