L’Assemblée nationale a ouvert, ce lundi 27 août, sa troisième session extraordinaire de l’année 2018 prévue pour connaître de douze dossiers dont le Code électoral et les autorisations de poursuites devant la Haute cour de Justice de cinq anciens ministres. Les travaux de la plénière inaugurale ont été présidés par le président du Parlement, Me Adrien Houngbédji, en présence de cinquante-six de ses collègues.

C’est reparti, depuis ce lundi 27 août, pour quinze jours de travaux parlementaires au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Les députés ont entamé leur troisième session extraordinaire de l’année 2018 sollicitée par 51 d’entre eux. Les travaux ont été officiellement ouverts par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Cette ouverture a été rendue possible grâce au quorum qui était atteint.
En effet, après vérification du quorum, il a été relevé que 57 députés ont répondu présents à l’invitation du président de l’Assemblée nationale. Le quorum de la moitié plus un des députés, c’est-à-dire 42 députés, était donc largement atteint. Ce qui donne ainsi carte blanche à Me Adrien Houngbédji de procéder, conformément à la procédure parlementaire, à la lecture des douze points inscrits à l’ordre du jour de cette troisième session extraordinaire. Le président de l’Assemblée nationale a informé la plénière de ce que plusieurs des dossiers programmés ont été déjà examinés en Commission technique et les rapports disponibles puis distribués aux députés pour examen en plénière. Quant aux autres dossiers dont les rapports ne sont pas encore disponibles, il a reçu l’assurance des présidents des Commissions techniques qui promettent de faire les diligences nécessaires et les apprêter avant la fin des quinze jours que dure la session extraordinaire.
Au nombre des dossiers déjà prêts pour être examinés, Me Adrien Houngbédji cite, entre autres, la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin et le projet de loi portant autorisation de ratification de la convention de crédit signée à Paris le 5 mars 2018 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du Programme d’appui des villes au changement climatique (Pavicc). Ces différents dossiers pouvaient être examinés déjà ce lundi ; mais le président de l’Assemblée nationale a donné encore la journée d’hier à ses collègues pour qu’ils approfondissent le contenu de ces dossiers. Il a souhaité que ces textes soient examinés en priorité au cours de la séance plénière de ce mardi 28 août à l’hémicycle. Et cela, en attendant le traitement et l’adoption des autres dossiers en instance d’examen devant les Commissions techniques concernées suivant leur spécificité. Il s’agit notamment de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ; la proposition de loi abrogatoire de la loi portant statut de la magistrature en République du Bénin ; de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique en République du Bénin et sans oublier les dossiers d’autorisations de poursuites, devant la Haute cour de Justice, des anciens ministres Komi Koutché, Fatouma Amadou Djibril, Valentin Djènontin Agossou, Simplice Codjo et Aboubakar Yaya.

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