Le Conseil d’orientation et de supervision chargé de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a lancé ses travaux, ce jeudi 23 août à Agoué (Grand-Popo) par un atelier de deux jours d’appropriation et d’imprégnation des documents techniques.

Les membres du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) chargés de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), leurs assistants et chargés de mission ainsi que les membres de l’Agence nationale de traitement (Ant) s’imprègnent des documents techniques relatifs au Fichier électoral national (Fen). C’est à travers un atelier de deux jours qui se tient à Agoué (Grand-Popo).
Pour Janvier Yahouédéou, président du Cos-Lépi, l’organisation de cet atelier témoigne de l’engagement de tous les membres du Cos à œuvrer pour l’actualisation de la Lépi. L’objectif de cet atelier, a-t-il précisé, est de mettre en commun les connaissances et les expériences. Au cours des deux jours d’échanges, les participants revisitent les textes législatifs et les principaux documents de mise en opération de l’actualisation du Fen.
Il s’agit, précise Janvier Yahouédéou, « d’affiner la stratégie et le mode opératoire de l’actualisation du fichier électoral ». Pour ce faire, l’atelier examine tous les projets de documents et s’assure de leur adéquation avec les standards en la matière et avec les lois qui régissent l’actualisation du fichier électoral.
La mission à court terme, souligne-t-il, est d’élaborer une version actualisée de la Lépi à utiliser pour les élections législatives prochaines. La correction et l’actualisation du fichier électoral national entrent dans un cadre juridique qui suppose, selon Janvier Yahouédéou, la confection de nombreux documents techniques de mise en œuvre et d’élaboration d’une méthodologie consensuelle plus adaptée aux objectifs.

Pour une bonne imprégnation

Plusieurs communications permettent aux participants de revisiter le dispositif légal devant conduire à une actualisation réussie de la liste électorale. La première a porté sur le dispositif juridique encadrant les opérations d’actualisation du Fichier électoral national (Fen) suivi de débat. Animée par Serge Prince Agbodjan, juriste et activiste de la société civile, cette communication a rappelé que l’élément qui permet de reconnaître la fiabilité des élections reste la Liste électorale nationale. Il a rappelé les caractéristiques du contenu des dispositions réglementaires avant de mettre l’accent sur les exigences qu’il faut pour établir une bonne Lépi. Ce qui, souligne-t-il, engage à atteindre le maximum de gens tout en prenant des précautions pour éviter des fraudes. Pour lui, ces précautions passent par la mise en place d’instruments permettant aux citoyens de témoigner de la transparence du Fen.
Le communicateur a saisi l’occasion pour avertir que certaines réformes annoncées dans le prochain Code électoral porteraient des germes de restriction du cadre électoral. Il a sensibilisé les députés présents à l’atelier à veiller à élargir ce cadre au lieu de le restreindre.
Serge Prince Agbodjan est revenu longuement sur les dispositions du Code qui sécurisent les élections, à travers la cartographie électorale, les centres de vote dont la modification relève exclusivement de la compétence du législateur. Il souligne que c’est obligatoire pour les citoyens ciblés de figurer sur la Liste électorale. Seul l’électeur dont le nom figure sur la liste du centre de vote et qui détient sa carte d’électeur, peut voter à l’exception des cas de dérogation, insiste-t-il.
Mettant le Cos-Lépi et l’Agence nationale de traitement (Ant) face à leurs responsabilités, il indique que du travail qu’ils feront découleront la paix ou les turbulences politiques à l’issue des élections législatives prochaines.
Les autres communications ont porté sur le mode opératoire de l’actualisation de la Lépi, le dispositif organisationnel et humain, le dispositif technique pour réussir l’opération?

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