Les membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) ont organisé une conférence publique, vendredi 17 août dernier à Cotonou. Ils se sont prononcés à l’occasion sur plusieurs sujets qui défraient la chronique dont la nouvelle charte des partis politiques, le code électoral en étude à l’Assemblée nationale, les dangers de l’importation et l’utilisation des pesticides comme le glyphosate au Bénin, les résultats des examens scolaires, le verdict du procès contre Laurent Mètongnon et ses coaccusés.

Selon Jean Kokou Zounon, porte-parole du Fsp, la nouvelle charte des partis politiques et le code électoral en étude au parlement constituent des « lois anticonstitutionnelles ». A ce propos, il exige le maintien en l’état des lois existantes. La situation politique, souligne-t-il, est préoccupante pour le peuple et éprouvante pour les pauvres. 
Par rapport à l’utilisation des pesticides et ses impacts sur l’environnement et les hommes, le Fsp s’inspire du verdict du procès contre Mosanto pour inviter le gouvernement béninois à suspendre l’importation du glyphosate et propose qu’une commission d’enquête indépendante connaisse des effets de ce produit phytosanitaire sur la santé des Béninois. « Les cotonculteurs sont exposés aux pesticides qui sont déversés en quantité sur le sol béninois », a-t-il déclaré.
Analysant les contre-performances aux différents examens nationaux, le Fsp estime que le manque de moyens logistiques et matériels et la qualité de l'enseignement constituent les problèmes du système éducatif béninois. Pour les membres de ce regroupement politique, les autorités feraient ‘‘la sourde oreille face aux doléances des enseignants’’. Jean Kokou
Zounon, souhaite un dialogue franc entre les acteurs de l’éducation afin que l'enseignement s'adapte aux réalités et à l'environnement du pays. « Le Fsp exige la satisfaction des revendications des enseignants, le respect de leurs droits syndicaux et la revue de toute la politique éducationnelle du pays », a-t-il souligné.
Par rapport au verdict de l’affaire de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe), le Fsp s’insurge contre la condamnation de Laurent Mètongnon et de ses coaccusés et exige leur libération.

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1025 fois