Le directeur de cabinet du ministère des petites et moyennes Entreprises, Jean-Marie Nicolas Dandoga, a procédé, ce jeudi 9 août à Cotonou, à l’ouverture d’un séminaire de réflexion sur la contribution des échanges de jeunes et du volontariat au développement durable à l’horizon 2030. L’atelier dure trois jours et s’inscrit dans le cadre de l’Initiative germano-africaine de la jeunesse (Agyi).

L’apport des volontaires au développement durable international est au cœur d’un atelier à Cotonou. La rencontre répond à l’Initiative Germano-africaine pour la jeunesse (Agyi), un projet allemand lancé en juin 2016 en partenariat avec l’Union africaine et qui vise la promotion des échanges de réciprocité entre l’Allemagne et les Etats africains.

Il s’agira, au cours des travaux, de voir comment améliorer l’expérience d’échange, les services que les jeunes volontaires doivent offrir pour obtenir le meilleur gain du volontariat à l’étranger et réciproquement, dans quelle mesure augmenter les opportunités en leur faveur.
L’atelier évalue le chemin parcouru après deux ans du lancement de l’Agyi et fait des projections. Le séminaire de Cotonou vise à clarifier les attentes, les rôles et responsabilités autour de l’opérationnalisation en vue d’une bonne exécution de l’initiative Agyi au Bénin et en Afrique de l’Ouest.
Selon le directeur de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes (Obsvj), Jean-Luc Lawson, point n’est besoin de souligner l’importance du volontariat au service des peuples. «Depuis près d’une décennie, le volontariat apparaît de plus en plus comme un moyen efficace pour engager les hommes à s’attaquer aux défis de développement et pour soutenir les efforts d’assistance humanitaire. Il transforme le rythme et la nature du développement et profite à la fois à l’ensemble de la société et au volontaire en renforçant la confiance, la solidarité et la réciprocité parmi les citoyens et en créant délibérément des opportunités de participation », souligne-t-il.
L’initiative germano-africaine pour la jeunesse est salvatrice aux yeux de l’Union africaine, en ce sens que le bénévolat aide à boucher les trous du sous-développement. « Les volontaires sont un pont pour réduire l’écart dans le manque de ressources humaines que ce soit des enseignants, du personnel médical, des administrateurs dans nos pays », indique le directeur des Ressources humaines, Sciences et Technologies de l’Union africaine, Mahama Ouédraogo.
Selon lui, la participation de la jeunesse dans les aspects socio-économiques définit l’avenir du continent. « Les jeunes volontaires sont et demeureront les agents principaux de changement social et de la croissance économique dans tous les aspects de la société africaine. Ils sont les collaborateurs pour un développement durable de l’Afrique par l’énergie, la motivation et l’idéalisme intrinsèque à la jeunesse », apprécie-t-il. Mahama Ouédraogo se focalise sur les expériences des volontaires avec les réponses à la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest et dans les conflits au Soudan et en Somalie.

Opportunité pour les Odd

L’ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster, souligne la pertinence de l’Agyi. « Les programmes d’échanges de jeunes et le volontariat permettent aux jeunes de nos différents pays d’ouvrir leurs horizons personnels, d’acquérir les compétences de vie et de participer à des processus de développement durable », estime-t-il.
Il met l’accent sur la rigueur qui caractérise le projet. « L’initiative veille à ce que les partenaires internationaux et les jeunes africains jouent un rôle égal dans la conception des programmes d’échanges et de volontariat », explique-t-il.
La rencontre de Cotonou intervient à un moment où le Bénin a été choisi comme modèle dans la mise en œuvre des Odd. L’engagement des acteurs est indéniable. « L’Initiative germano-africaine ouvre l’opportunité pour travailler ensemble en vue de l’atteinte des Odd. Ce séminaire est l’expression de l’Odd 17 pour nouer les partenariats efficaces et inclusifs afin d’atteindre les dits objectifs à l’échéance 2030», soutient-il.
Le Bénin fait partie des précurseurs dans la mise en œuvre de ce projet, au même titre que l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Il est conscient du défi pour la planète d’aller vers une citoyenneté mondiale. « L’Agyi constitue pour le gouvernement béninois une occasion pour renforcer davantage son engagement dans la promotion du volontariat international et de réciprocité pour une grande mobilité des jeunes, en vue de promouvoir des échanges de réciprocité entre l’Afrique et l’Allemagne », indique le directeur de cabinet du ministère des petites et moyennes Entreprises, Jean-Marie Nicolas Dandoga. En tant que pays pilote, le pays mettra tout en œuvre pour faciliter la mise en œuvre de l’initiative pour la jeunesse des pays concernés, assure-t-il?

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