A la faveur d’une journée de réflexion, ce samedi 14 juillet, l’Association africaine des professionnels du management des élections dénommée ‘’Africa Elections’’ s’est penchée sur la réforme du Code électoral du Bénin. C’est la Chaire Unesco des droits de l’Homme et de la démocratie de l’Université d’Abomey-Calavi qui a abrité la rencontre.

Africa Elections n’entend pas rester en marge du débat sur la réforme du Code électoral béninois. A travers une journée de réflexion, l’Association africaine des professionnels du management des élections veut apporter sa contribution à ce débat.
A la cérémonie d’ouverture de la rencontre, Agapit Napoléon Maforikan, président d’Africa Elections, a souligné que les élections constituent le socle sur lequel reposent la démocratie et le processus de transmission et de gestion du pouvoir. Pour ce faire, les acteurs doivent être aguerris, a-t-il expliqué. Il s’agit pour eux de mener une réflexion inclusive sur le processus de relecture du Code électoral et la contribution d’Africa Elections pour l’avènement d’un nouveau code beaucoup plus moderne. A ce titre, il a indiqué que les trois panels déclinés en huit communications vont concourir à un regroupement de la pensée et serviront à l’élaboration d’une déclaration. « Celle-ci traduit l’engagement de l’association à contribuer à la relecture du code électoral et à marquer sa présence sur le terrain », a-t-il insisté, soulignant que ce sont des professionnels qui ont acquis des connaissances devant être mises en application sur le terrain.
Le représentant du titulaire de la Chaire Unesco des droits de l’Homme et de la démocratie, Patrick Okio, a salué l’initiative de l’Association africaine des professionnels du management des élections. Le thème « Réformer le Code électoral pour le futur », selon lui, est d’une actualité qui n’est plus à démontrer au vu des élections qui s’annoncent. Caractérisées par des considérations juridiques et politiques, les élections, a-t-il dit, constituent l’étalon de mesure de la démocratie.
En ce qui concerne les considérations juridiques, Patrick Okio a précisé qu’elles sont des règles qui gouvernent à un moment donné les élections enserrées dans des lois, des codes ou des chartes. Quant aux considérations politiques, elles sont des dispositions plus ou moins juridiques établies par les acteurs politiques. Celles-ci subissent les « coups de boutoir de ces mêmes acteurs politiques à l’approche des élections », a-t-il indiqué notant que cela justifie la présente journée de réflexion.

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