La famille Laourou pleure le décès de leur enfant Fèmi Jean-Eudes. Ce drame survenu il y a quelques jours est dû, selon des indiscrétions, à une négligence dans la gestion du dossier médical du petit. Des doigts accusateurs sont pointés sur les autorités du ministère de la Santé à qui il est reproché de n’avoir pas autorisé l’évacuation de Fèmi qui souffrirait du cancer de sang.

Au cours d’un point de presse ce vendredi 25 mai, le ministère de la Santé a réagi et apporté des éléments de clarifications par rapport à tout ce qui se dit ça et là sur le dossier notamment sur les réseaux sociaux et dans certains médias aussi bien nationaux qu’internationaux. « Les informations sont de nature à saboter les efforts qu’entreprend le gouvernement du président Patrice Talon pour assurer aux Béninois, l’assistance nécessaire à leur bien-être et à la préservation durable de leur santé », indique Eléonore Armande Gandjèto, directrice adjointe de cabinet du ministre de la Santé. A l’en croire, le gouvernement a mis tout en œuvre pour que Jean-Eudes Laourou recouvre durablement sa santé. Mieux, la conférencière confie que le conseil de santé a autorisé depuis 2015 l’évacuation sanitaire du patient à l’hôpital Littlecompany of Mary en Afrique du Sud et les fonds nécessaires à cette opération ont été libérés. A plusieurs reprises, le petit se serait rendu en Afrique du Sud pour des contrôles, informe la directrice adjointe du ministre de la Santé. Selon Eléonore Armande Gandjèto, ce qui fait polémique, c’est le décès du petit qui coïncide avec l’interdiction des évacuations sanitaires en direction de l’Afrique du Sud, d’après une décision du conseil des ministres en date de décembre 2017. Le gouvernement a contracté avec Paris hospitalfoundation pour gérer en collaboration avec la direction nationale de la Santé publique les évacuations sanitaires pour le compte de l’Etat béninois. Cela n’aurait pas empêché le ministère, d’après Eléonore Armande Gandjèto, de faire bénéficier au petit, des soins jusqu’à consommation totale des frais de soins et d’hospitalisation versés auparavant à l’hôpital sud-africain. Elle  a affirmé qu’un nouveau dossier médical était en élaboration pour la continuité des soins en France afin de lui faire bénéficier d’une greffe de la moelle osseuse, comme l’a recommandé le dernier avis de son médecin traitant au Bénin. « Les services compétents de la direction nationale de la Santé publique en liaison avec Paris hospitalfoundation travaillaient toujours à finaliser le dossier lorsque les réseaux sociaux ont commencé à relayer l’information sur le décès de l’enfant », se désole Eléonore Armande Gandjèto, directrice adjointe de cabinet du ministère de la Santé, selon qui, le gouvernement a fait tout le nécessaire pour sauver la vie du petit mais hélas.

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