Experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et divers acteurs impliqués dans l’édification du régime de sécurité nucléaire du Bénin sont en atelier à Cotonou, du 14 au 17 mai. Ces assises portent sur la revue du Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) pour le Bénin.

Effectuer un examen du Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) pour la poursuite de la mise en œuvre des activités de sécurité nucléaire au Bénin, identifier les accomplissements ainsi que les besoins nationaux supplémentaires par ordre de priorité… Ce sont, entre autres, les objectifs de la réunion de revue du plan (Inspp) qui se tient à Cotonou du 14 au 17 mai 2018.
« Le plan (Inspp) du Bénin a été adopté en 2014 et il était nécessaire qu’il soit revisité pour apprécier sa mise en œuvre et identifier les éventuels goulots d’étranglement et les actions futures », a expliqué l’expert de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), Zéphirin Athanase Ouédraogo, en service à la division Sécurité nucléaire. Au terme de leurs travaux, les participants devront proposer un plan triennal 2018-2021 efficace en fonction des priorités définies.
« Les questions de sécurité nucléaire constituent au plan international des préoccupations majeures pour nos Etats face aux détournements des matières nucléaires et au risque de leur mauvaise utilisation », a rappelé le point focal de l’Inssp, Martial Tiburce Zannou. Au vu des différentes expertises mises à contribution, il a exprimé son assurance en de fructueux travaux.
Après avoir remercié toutes les personnes impliquées dans l’organisation de cet atelier, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Hervé Djokpé, les a invitées à travailler ardemment pour la réussite de cette revue qui devrait avoir lieu tous les deux ans.
L’atelier se tient avec l’appui technique de deux experts de l’Aiea que sont Zéphirin Athanase Ouedraogo et Brunelle Battistella et de trois experts externes
notamment Delwendé Nabayaogo du Burkina Faso, Richard Samba du Cameroun et Raphael Prenat des Nations Unies.

Faire face aux phénomènes qui menacent le Bénin

Selon le 20e numéro de la Collection sécurité nucléaire de l’Aiea, la sûreté radiologique et la sécurité nucléaire ont toutes deux pour but de protéger les personnes, les biens, la société et l’environnement contre les menaces néfastes d’un événement de sécurité nucléaire. Elles sont essentielles pour bénéficier des avantages qu’offre le nucléaire dans les applications industrielles, agricoles et médicales, dans l’énergie nucléaire et de nombreux autres domaines. La responsabilité de la sécurité nucléaire incombe entièrement à l’Etat, qui doit assurer la sécurité des matières nucléaires et autres matières radioactives relevant de sa juridiction.
Pays membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique depuis son adhésion en 1998, le Bénin s’est conformé aux exigences de l’Aiea en mettant en place son Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) et un cadre réglementaire à travers la loi 2017-629 du 15 septembre 2017 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin.« A ce jour, 104 plans ont été conjointement développés avec l’Aiea. Plus spécifiquement, 79 sont approuvés et en cours de mise en œuvre dont celui du Bénin, 19 sont finalisés et 6 sont en cours de finalisation», fait savoir l’expert Zéphirin Ouédraogo.
La sécurité nucléaire a trait à la prévention, à la détection et à l’intervention en ce qui concerne les actes criminels ou les actes non autorisés délibérés, mettant en jeu ou visant des matières nucléaires, d’autres matières radioactives ou des installations ou activités associées.
Pour le secrétaire général du Maec, Hervé Djokpé, l’engagement du Bénin dans la dynamisation de son plan (Inspp) est indispensable face à la piraterie et à la criminalité transfrontalière qui menacent le pays.

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