L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 17 avril, le projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale. Le dossier dont l’examen a démarré la veille, a été approuvé à l’unanimité des députés en présence du ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato.

Composé de 113 articles et structuré en six livres, le projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale adopté hier par les députés, vise à instaurer une gestion durable de l’espace et des ressources naturelles de toute la côte du littoral du Bénin. Cette zone d’une superficie totale de 8700 km2 regroupe une trentaine de communes. Elle connaît une propension de plusieurs activités économiques du fait de sa position géographique et est donc marquée par une forte pression humaine, notamment une urbanisation anarchique, une occupation incontrôlée des domaines publics, une exploitation abusive des ressources naturelles et des substances de carrières de sable comme de gravier, une pollution des eaux marines côtières et des lagunes par des déversements intempestifs des ordures et autres déchets.
Cette situation chaotique est due à l’absence d’une réglementation en la matière, fait remarquer la commission chargée du Plan de l’Assemblée nationale. Ce que vient corriger le projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale introduit au Parlement par le gouvernement. Cette loi aborde, entre autres, plusieurs aspects des maux auxquels est confrontée la zone littorale. Il contient des dispositions qui prévoient les mesures de protection et d’hygiène de la zone littorale, notamment les mesures de protection des ressources naturelles liées aux activités agricoles, à la pêche, à la pisciculture, à l’élevage, à la chasse, à l’exploitation des carrières et aux activités touristiques. La loi clarifie par ailleurs les principes d’aménagement, institue les schémas directeurs d’aménagement et détermine les conditions de construction et d’installation d’équipements, d’ouvrages et d’infrastructures dans la zone littorale. Le texte enfin organise la répartition des tâches entre les autorités centrales et les collectivités territoriales. La répression des infractions et les règles de protection des ressources naturelles de la zone littorale et les sanctions qu’encourent les contrevenants sont également prévues. Les députés ont examiné les 113 articles de cette loi sans grand débat.
Pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier Tonato, il est important pour le gouvernement, face à la pression démographique sur la zone littorale, d’initier ce projet de loi pour protéger tout l’écosystème de la zone littorale. Ce qui doit être fait en tenant compte des normes environnementales en vigueur dans le monde. Mieux, à en croire le ministre, plusieurs partenaires techniques et financiers conditionnent leurs investissements à l’aménagement de la zone balnéaire parce qu’ils veulent s’assurer que les ressources qui y seront concentrées doivent être faites en respectant l’environnement.

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