Les femmes sont à nouveau à l’honneur, ce jeudi 8 mars, dans tout le monde entier. La communauté internationale célèbre la quarante-et-unième édition de la Journée internationale de la femme (Jif) qui met, cette année, l'accent sur les transformations à opérer en faveur de la gent féminine par les activistes rurales.

« L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes », c’est le thème de la quarante-et-unième Journée internationale de la femme qui s’inscrit dans le fil d’un mouvement mondial sans précédent en faveur des femmes, de l’égalité et de la justice. Ce thème retenu cette année, est novateur dans un contexte où la problématique des violences et discriminations à l’égard des femmes est d’actualité et préoccupe de plus en plus les activistes des droits des femmes.
La célébration de la Jif 2018 intervient à un moment où les questions de harcèlement sexuel, des violences et des inégalités à l’encontre des femmes alimentent les médias. Des préoccupations qui suscitent le débat public stimulé par une détermination affirmée des acteurs à instaurer un changement en leur faveur.
En faisant un zoom sur la question du changement, les acteurs ont sans doute perçu la nécessité et l’urgence de valoriser la femme, objet de toutes les discriminations en la prenant non comme une menace, mais une alliée du développement.
L’édition 2018 de la Jif interpelle la communauté internationale, notamment le Bénin à réfléchir particulièrement sur la situation de pauvreté des femmes, avec un focus sur celles des milieux ruraux qui végètent dans la misère, faute de moyens pour mieux vivre mais également faute de stratégies des pouvoirs publics à bien se pencher sur leur cas. La nouvelle dynamique des acteurs est un pas vers l’autonomisation des femmes.
S’il est admis que la femme est le socle de la société et aussi un pilier du développement durable, il paraît nécessaire de lui conférer sa place en luttant prioritairement contre les injustices sociales. Si les acteurs ont décidé d’opérer des changements en sa faveur, ce choix n’est pas anodin, dans la perspective des Objectifs de développement durable. Des efforts sont attendus en direction des femmes pour permettre aux pays d’évaluer les progrès à l’échéance desdits objectifs?

Les habitudes ont changé

Si l’on a souvent reproché au Bénin les manifestations tous azimuts qui ponctuaient la Journée internationale de la femme par le passé, l’évènement tel qu’il est conçu à l’ère du Nouveau départ, diffère des vieilles pratiques.
En 2017, l’ancienne ministère en charge des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, annonçait les couleurs en ces termes : « Le gouvernement n’a pas prévu de tissu uniforme officiel dans ce cadre cette année. Il n’est pas prévu non plus de grands moments festifs. Et il en sera ainsi sous la Rupture ».
Depuis l’année dernière donc, la marque du régime en place a consisté à célébrer la Jif dans la sobriété et les Béninoises devront s’en accommoder.
Deux ans déjà au Bénin que la célébration de la Jif a changé de cap, car les réjouissances populaires qui la caractérisaient jusqu’à un passé récent, sont mieux encadrées aujourd’hui. Les sociétés qui se mettaient dans la danse pour commémorer l’évènement, à coût de millions, avec pour particularité pour certaines structures, le port des tenues uniformes, ont changé de méthodes. Considéré comme un évènement symbolique, les Béninoises s’en tiennent désormais à l’agenda national prévu à cet effet. Plus de célébrations en différé ou encore des moments festifs en grande pompe?

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