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Le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, a reçu en audience ce jeudi 1er mars les centrales et confédérations syndicales. Les échanges ont porté sur les mouvements de débrayage observés dans divers secteurs d’activités.

Les sept confédérations et centrales syndicales du Bénin ont eu une séance d’échanges avec Augustin Tabé Gbian, le président du Conseil économique et social (Ces), hier au siège de l’institution à Cotonou. La rencontre a porté sur les voies de sortie de la crise engendrée par les grèves en cours depuis plusieurs mois au Bénin, dans presque tous les secteurs d’activité.
Au terme de cette rencontre qui a duré plus d’une heure, les hôtes du président du Ces n’ont pas voulu faire de déclaration à la presse.
Toutefois, Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), s’est prêté aux questions des journalistes. Il a expliqué que la présence des syndicalistes sur les lieux résulte du bon vouloir d’Augustin Tabé Gbian de voir la crise sociale connaître son épilogue. Il s’agissait, selon lui, d’une « rencontre calée » depuis des jours. « Nous avons exprimé notre mécontentement au président du Ces, afin qu’il œuvre pour une sortie de crise, mais en face, nous n’avons pas le répondant qu’il faut », a déclaré Noël Chadaré. « Nous l’avons félicité pour les efforts qu’il fait dans ce sens ; même si nous craignons que ces efforts soient vains parce que ceux qui doivent l’aider à atteindre cet objectif ont choisi d’affronter les travailleurs ».
D’après ce responsable syndical, c’est par respect pour l’institution que ses pairs et lui ont accepté de rencontrer le président du Ces au lendemain du Conseil des ministres qui « considère que tout agent de l’Etat en cessation dite illégale de travail, se met dans une posture d’abandon de poste ». « Nous ne pouvons pas continuer à perdre le temps. Maintenant il faut aller sur le terrain. On a tenté de semer la peur dans les têtes et dans les esprits. Il faut qu’on aille galvaniser les troupes sur le terrain », a indiqué le secrétaire général de la Cosi-Bénin.
Parlant de cette menace de « radiation » des travailleurs absents à leurs postes envisagée par le pouvoir en place, Noël Chadaré estime que le gouvernement a poussé le bouchon un peu trop loin, même si, selon lui, la démarche était pressentie par les syndicalistes. Aussi selon Noël Chadaré, ils n'entendent pas démordre tant que le gouvernement ne se déciderait pas à entreprendre une réelle démarche de négociation, quitte à satisfaire les revendications des travailleurs. « Nous restons de marbre par rapport à cette décision. Nous prenons acte et nous aviserons. Si le gouvernement a fait l’option de la radicalisation, nous ferons pareil », conclut-il.

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