« Je voudrais qu’on évoque ce qui relève des droits essentiels : la liberté, la liberté d’expression, la liberté syndicale…Vous exigez ce débat qui anime bien la République, on le voit bien tout le temps, à l’occasion des manifestations, ça revient tout le temps. Deux cas vous préoccupent : celui du capitaine Trekpo des Eaux et Forêts qui fait l’objet d’une mesure administrative…Du fait que celui-ci serait responsable syndical, vous déniez à l’administration le droit de sanctionner le capitaine Trekpo suite à des propos qu’il a tenus, non pas dans le cadre de revendications syndicales, non à titre d’action syndicale, mais qui a fait une déclaration sur l’opportunité, la pertinence du choix du gouvernement  dans la gestion de notre parc animalier Pendjari…Il est à la portée de tout citoyen de critiquer les décisions, les choix du gouvernement…Mais quand un homme armé, en tenue militaire, devant les médias, à la télévision, dit à nos concitoyens, au monde entier qu’il conteste le choix opéré par le gouvernement en confiant la gestion, le management de la Pendjari à une société étrangère qui a l’expertise en la matière,  et dire publiquement en tant que militaire, ‘’il mettra hors d’état de nuire aussi bien les hommes que les matériels qui concourent à cette capture’’…Et il précise…’’nous savons ce qu’il faut faire et quand il faut le faire’’, en tant que gouvernant, allez-vous laisser cette personne en possession de ses armes pour les temps à venir ? Quand on est responsable,[… ], il est légitime que l’administration prenne des sanctions… »,

 dixit Président Patrice Talon, lors de sa rencontre avec les responsables syndicaux. Mardi 6 février 2018

 

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