Du primaire et du secondaire: Une délégation gouvernementale rencontre les syndicalistes demain

Une délégation gouvernementale rencontre, demain jeudi 22 février, les responsables syndicaux des enseignants du primaire et du secondaire en grève. Les échanges visent à dénouer la crise qui perdure dans le secteur de l’enseignement, alors que les syndicats des secteurs de la santé, de la justice et autres ont déjà levé leur motion de débrayage.
Entre autres, les enseignants en mouvement réclamant à tue-tête leurs statuts particuliers ou tout au moins des engagements du gouvernement d’y déférer dans un délai raisonnable. Pendant ce temps, les écoliers et élèves sont abandonnés à leur sort au grand dam de leurs parents et des partenaires de l’éducation.


Si la loi sur le retrait du droit de grève à certaines catégories d’agents de l’Etat dont les enseignants, a mis le feu aux poudres, l’on s’attendait à une reprise des activités pédagogiques après la décision de la Cour constitutionnelle cassant cette disposition de la loi. Mais c’est sans compter avec la détermination des syndicalistes, notamment du Front d’action des syndicats de l’éducation. Outre l’application sans délai des décrets n°2015-592 et n°2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré, les revendications portent sur l’indexation des salaires des enseignants de la Maternelle, du Primaire et du Secondaire. Ils réclament également la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés dont l’incidence financière a été déjà évaluée dans les deux sous-secteurs. La régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d’enseignants, le règlement de tous les problèmes de formation et l’achèvement des différents reversements en agents contractuels et permanents de l’Etat (Ace et en Ape) figurent parmi les points de la plateforme revendicative. Aussi, le Front insiste-t-il sur la signature du nouvel arrêté portant modalités de recrutement et d’emploi des enseignants vacataires, le relèvement effectif du taux horaire de vacation conformément aux propositions retenues lors des travaux de la dernière Commission interministérielle mise sur pied par arrêté n°566/MESTFP/DC/SGM/DAF/SA du 04 décembre 2017 et le recrutement d’enseignants prévu au titre de l’année 2018 au profit du Memp et du Mesttfp et le transfert des cotisations des Ace de la Caisse nationale de sécurité sociale au Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb).
La rencontre de demain se présente comme l’une des dernières chances pour sauver l’école en péril. Et l’on espère surtout que les enseignants en mouvement reviennent à de meilleurs sentiments, eux qui ne sont pas si mal traités que ça, comparativement à d’autres agents de la Fonction publique, pesant l’importante somme de 105 milliards F Cfa au budget national par an

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