La Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente pour juger de l’affaire relative à la révocation du capitaine Patrice Trékpo des Eaux, Forêts et Chasses, a-t-on appris de source digne de foi. La haute juridiction avait été saisie pour déclarer non conformes à la Constitution du 11 décembre 1990, les sanctions prises à l’encontre de l’intéressé.

Lui et ses compères syndicalistes qui le soutiennent, pourraient se sentir de plus en plus isolés. Les regards sont désormais tournés vers le chef de l’Etat qui a le dernier mot, suite au recours gracieux à lui adressé par l’agent révoqué, après les sanctions du conseil de discipline et sa radiation de l’effectif des agents des Eaux, Forêts et Chasses approuvé en Conseil des ministres, le 13 décembre 2017.
Face aux responsables des centrales et confédérations syndicales, le 6 février dernier, le président de la République n’a pas caché la crainte du gouvernement de voir les menaces du capitaine mises en œuvre, suite à la décision du gouvernement de concéder la gestion du parc de la Pendjari à l’Ong African Park Network. Cependant, il n’est pas exclu que Patrice Talon fasse parler son cœur et sa magnanimité, quitte à déployer autrement le syndicaliste forestier au cas où il réintégrerait son corps.

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