Le Mouvement espoir du Bénin (Mesb) a sacrifié, samedi 10 février dernier, à la tradition de présentation de vœux du Nouvel an. A l’occasion, le président du parti, François Abiola, a invité les militants à se mettre en ordre de bataille en vue de préparer les élections législatives de 2019.

Le Mouvement espoir  du Bénin (Mesb) sera dans le starting-block des élections législatives de 2019. Cette ambition a été clairement affirmée lors de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an de cette formation politique, samedi dernier à Sakété. 

Pour l’ancien vice-premier ministre, François Abiola, président du Mesb, l’un des défis du parti au cours de cette année 2018 sera son affirmation sur l’échiquier politique national seul ou dans une grande alliance capable de gagner les élections législatives de 2019. Il n’exclut pas la possibilité d’aller en alliance avec la « Coalition Bénin en route » qui s’est fait représenter aux assises par une forte délégation et dont le porte-parole, Frank Kpokpohou, courtisait déjà le parti pour faire son entrée au sein de ce vaste regroupement politique pour des victoires plus grandes aux législatives. Le président François Abiola loue cet appel de pied de la « Coalition Bénin en route » soutenant le chef de l’Etat, Patrice Talon. Mais il ne donne pas son accord formel pour faire intégrer le Mesb dans cette coalition. Il juge utile de permettre au temps de faire ses œuvres pour l’approfondissement des discussions politiques dans l’intérêt de tous.
L’ancien vice-premier ministre invite ses militants à se mettre en ordre de bataille pour permettre au parti de bien affronter ces joutes électorales. Le Mesb annonce la poursuite, cette année, de l’installation des structures de base du parti à travers tout le pays et principalement dans la vingtième circonscription électorale regroupant les communes d’Ifangni, d’Adja-Ouèrè et de Sakété.
François Abiola soutient par ailleurs la réforme en cours pour l’assainissement du système partisan avec un financement public des partis politiques et lutter contre la transhumance favorisant l’émiettement et la prolifération des formations politiques. Aussi, le président du Mesb condamne-t-il les dérives du multipartisme intégral en cours au Bénin depuis la Conférence nationale des forces vives de février 1990. « ..Je ne sais pas s’il faut aller loin pour trouver dans un quartier, un monsieur X qui ne parle pas avec un monsieur X à cause de ce que nous appelons parti politique. Moi je serai candidat aux élections législatives et j’interdis d’aller vers celui-là qui sera aussi candidat aux mêmes élections législatives », s’indigne l’ancien vice-premier ministre. « Est-ce que c’est cela le militantisme ? Est-ce que c’est ça un parti politique ? », s’interroge le président du Mesb invitant à combattre les partis politiques et les militants à combattre l’exclusion et la négation de l’épanouissement de l’homme. « Nous devons être tolérants, nous devons avoir le sens de la solidarité. Nous devons accepter de vivre ensemble, insiste François Abiola. Raison pour laquelle, selon lui, lors du congrès du parti, les 9 et 10 décembre 2016 à Sakété, le Mesb a décidé d’incarner les valeurs du centre que sont notamment l’humanisme, la non exclusion, la tolérance et la solidarité.
Le secrétaire général du parti, Latifou Lagnika, salue les efforts du président du Mesb à travers ses nombreuses sorties médiatiques et prises de position pour donner de la voix et situer l’opinion nationale et internationale sur la position du parti sur divers sujets t’actualité nationale. Ces activités de haute portée politique témoignent, selon lui, à n’en point douter de la vitalité du Mesb et de l’accomplissement de la mission essentielle dévolue aux partis politiques, celle de l’animation de la vie politique de toute nation. Les mêmes félicitations ont été partagées par la représentante des femmes, Soubadath Latoundji, et le porte-parole des jeunes, Gilbert Ogoudélé, qui se disent prêts à mouiller le maillot pour relever les défis du parti en 2018 et 2019.
Il faut signaler que la cérémonie a commencé par une séance de prière pour le repos de l’âme de l’ancien ministre Rafiatou Karimou, digne fille de Sakété, qui aurait beaucoup contribué au développement de cette commune?

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